Liban: des pays participant à la Finul condamnent les «attaques persistantes» contre les Casques bleus
Des soldats de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL) commémorent le 77ᵉ anniversaire de la Journée des Casques bleus de l’ONU au quartier général de la force, dans le village de Naqoura, au sud du Liban, le 29 mai 2025. ©Mahmoud Zayyat / AFP

Des pays ayant des troupes au sein de la Force de maintien de la paix de l'ONU au Liban (Finul) et d'autres États ont dénoncé jeudi «les attaques persistantes» contre les Casques bleus et appelé plus généralement à l'arrêt des hostilités.

«Nous condamnons dans les termes les plus forts les attaques persistantes contre la Finul, y compris les dernières graves attaques ayant coûté la vie à trois soldats de la paix indonésiens et blessé plusieurs autres originaires de France, du Ghana, d'Indonésie, du Népal et de Pologne», a déclaré l'ambassadeur indonésien Umar Hadi, au nom de plus de soixante pays, dont des dizaines de participants à la Finul (France, Indonésie, Royaume-Uni, Chine, Turquie...) et d'autres comme la Russie.

«Nous condamnons également fermement le comportement agressif inacceptable récemment observé contre le personnel et la direction de la Finul», ajoute la déclaration, qui ne mentionne ni Israël ni le Hezbollah.

Ces pays appellent également «l'ONU à continuer d'enquêter de façon rapide, transparente et complète sur toutes les attaques contre les soldats de la paix». «Les responsables de ces attaques doivent rendre des comptes».

Trois casques bleus indonésiens ont été tués dans des incidents successifs fin mars. Selon les résultats d'une enquête préliminaire de l'ONU, un obus de char israélien est responsable de la mort de l'un d'entre eux le 29 mars et un engin explosif improvisé probablement posé par le Hezbollah est en cause dans celle de deux autres le lendemain.

La Finul, qui compte près de 8.200 soldats issus de 47 pays, est prise en étau entre Israël et le mouvement pro-iranien, qui a entraîné le Liban dans la guerre entre Israël et les États-Unis d'une part et l'Iran d'autre part par une attaque le 2 mars.

Malgré la trêve conclue entre les États-Unis et l'Iran, Israël, après ses frappes meurtrières de mercredi contre le Liban, s'est dit déterminé à continuer à s'en prendre au Hezbollah.

Dans ce contexte, «nous appelons à une cessation des hostilités au Liban, à la désescalade des tensions et à un retour des parties à la table des négociations», insiste la déclaration conjointe lue par l'ambassadeur indonésien, défendant l'intégrité territoriale du Liban.

AFP

 

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