Le ministre syrien des Affaires étrangères, Assaad al-Chaibani, a condamné jeudi les meurtrières frappes israéliennes contre le Liban, appelant la communauté internationale à soutenir Beyrouth dans ses efforts pour obtenir un cessez-le-feu.
«Nous condamnons tous les bombardements actuellement menés au Liban par l'entité israélienne», a déclaré M. Chaibani depuis Ankara, en présence de son homologue turc, Hakan Fidan.
Il a également appelé la communauté internationale à «soutenir le Liban en cette période critique et à éloigner le spectre de la guerre», tout en exprimant le soutien de son pays aux efforts de Beyrouth pour désarmer le Hezbollah.
Dans des déclarations relayées par l'agence de presse officielle syrienne Sana, M. Chaibani a précisé que Damas soutenait le cessez-le-feu conclu entre l'Iran et les États-Unis, estimant «possible» de «parvenir à une stabilité durable qui dissipe le danger qui menace toute la région».
Ces déclarations interviennent au lendemain de raids israéliens qui ont tué plus de 300 morts au Liban, et fait plus de 1.100 blessés. Il s'agit de l'attaque la plus meurtrière depuis que le Hezbollah, soutenu par l'Iran, a entraîné début mars le pays dans la guerre régionale.
Le Premier ministre libanais, Nawaf Salam, a demandé jeudi à son homologue pakistanais de confirmer que la trêve entre l'Iran et les États-Unis incluait le Liban.
Le groupe pro-iranien Hezbollah avait apporté un soutien militaire à l'ancien président syrien Bachar al-Assad, renversé en décembre 2024 par une coalition islamiste hostile au mouvement chiite.
Depuis, les voies d'approvisionnement syriennes du Hezbollah ont été coupées, et les autorités libanaises et syriennes s'efforcent de lutter contre la contrebande qui profite de la porosité de la frontière entre les deux pays.
En août 2025, Beyrouth s'était engagé à désarmer le Hezbollah et a interdit, en mars, les activités militaires du groupe.
AFP



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