L'Arabie annonce que les attaques iraniennes ont fait un mort et affecté sa production pétrolière
Une photo fournie par le géant énergétique Saudi Aramco, la compagnie pétrolière saoudienne, montre ses installations gazières à la raffinerie de Khurais, le 8 décembre 2014. ©Jason Plews / Saudi Aramco / AFP

L'Arabie saoudite a affirmé jeudi que les attaques menées ces dernières semaines par l'Iran contre des infrastructures énergétiques du royaume avaient fait un mort, et amputé la capacité de production pétrolière du pays.

Les attaques ont visé «des infrastructures de production, de transport et de raffinage de pétrole et de gaz, ainsi que des usines pétrochimiques et des installations électriques à Riyad, la région de l’est et la cité industrielle de Yanbu», a indiqué un responsable du ministère de l'Énergie à l'agence de presse officielle SPA.

Elles ont fait un mort, un Saoudien, et sept blessés, et «provoqué l’interruption de plusieurs opérations de production dans des installations clés», a-t-il ajouté.

Cela porte à trois le nombre de personnes tuées dans le royaume depuis le début de la guerre, déclenchée par l'attaque israélo-américaine contre l'Iran le 28 février.

L'Iran a riposté en visant les bases américaines dans le Golfe mais aussi les infrastructures de ses voisins.

Le responsable saoudien a confirmé que l’une des stations de pompage de l’oléoduc est-ouest a été touchée, entrainant une baisse de la capacité de pompage de 700.000 barils par jour.

Cet oléoduc, qui peut acheminer jusqu'à 7 millions de barils de brut par jour, est vital pour la livraison de pétrole sur le marché international depuis le blocage de facto par l'Iran du détroit d'Ormuz, par lequel transite en temps normal un cinquième de l'approvisionnement mondial en or noir.

Les usines de production de Manifa et de Khurais ont également été touchées, amputant la capacité de production du royaume de 600.000 barils par jour supplémentaires, a indiqué le responsable.

L'Arabie, premier exportateur de brut au monde, produit un peu plus de 10 millions de barils par jour.

Les attaques ont visé aussi les raffineries de Jubail, de Ras Tanura, de Yanbu et celle de Riyad, «ce qui a eu un impact direct sur les exportations de produits raffinés vers les marchés mondiaux», ainsi que des installations de gaz, selon la même source.

AFP

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