Netanyahou: Israël veut un accord de paix avec le Liban «qui tiendra pour des générations»
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou donne une conférence de presse à Jérusalem le 19 mars 2026. ©Ronen Zvulun / AFP

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, a déclaré samedi soir que son pays voulait un accord de paix avec le Liban «qui tiendra pour des générations», à quelques jours de négociations prévues à Washington entre Israël et Beyrouth.

Dans une allocution enregistrée, diffusée à la presse samedi soir, il a déclaré qu’Israël était disposé à engager des discussions avec le Liban, affirmant que Beyrouth aurait, selon lui, sollicité à plusieurs reprises l’ouverture de pourparlers directs au cours du dernier mois. 

M. Netanyahou, a vivement critiqué samedi des récents propos du président turc Recep Tayyip Erdogan sur le cessez-le-feu avec l'Iran, affirmant qu'Israël poursuivrait la lutte contre la République islamique et ses alliés régionaux.

Peu après la conclusion d'un cessez-le-feu entre les États-Unis et l'Iran, M. Erdogan avait mis en garde mercredi sur X contre «d'éventuelles provocations ou actes de sabotage» susceptibles de compromettre la trêve, sans préciser qui pourrait la menacer.

Et lors d'un entretien téléphonique avec Donald Trump, le chef de l'État turc avait appelé à ce que la trêve de deux semaines soit «mise à profit pour parvenir à un accord de paix durable», et à ne «compromettre en aucun cas ce processus».

Il a indiqué avoir donné son accord de principe, mais uniquement sous deux conditions : le désarmement du Hezbollah et la conclusion d’un accord de paix qualifié de «durable pour les générations futures».

Dans ce cadre, il a également affirmé qu’Israël poursuivrait ses opérations contre les missiles encore détenus par le Hezbollah, tout en réitérant que les combats en cours contre la milice libanaise étaient loin d’être terminés. 

Le chef du gouvernement israélien a par ailleurs évoqué des zones de sécurité établies par Israël au Liban, à Gaza et en Syrie, qu’il présente comme un élément central de sa stratégie régionale.

Il a aussi accusé le Hezbollah d’avoir planifié des infiltrations massives de combattants d’élite vers la frontière israélienne, affirmant que ces menaces ont été contrées dans le cadre des opérations militaires actuelles.

«Réalisations historiques» revendiquées face à l’Iran

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, a aussi déclaré que son pays avait «anéanti» les programmes nucléaire et balistique iraniens lors de ses frappes contre la République islamique, au moment où des pourparlers se tiennent entre Washington et Téhéran à Islamabad.

«Nous avons réussi à anéantir le programme nucléaire et à anéantir le programme de missiles» de l'Iran, a-t-il affirmé lors de son allocution télévisée, ajoutant que la guerre contre Téhéran avait également affaibli les dirigeants iraniens et leurs alliés régionaux.

«Ils voulaient nous étrangler, et (maintenant) c'est nous qui les étranglons. Ils nous menaçaient d'anéantissement, et maintenant ils se battent pour leur survie», a-t-il encore dit.

Selon lui, l’Iran aurait été affaibli par les opérations israéliennes, au point que son régime serait aujourd’hui en difficulté interne et confronté à des tensions politiques et sociales croissantes. Il a affirmé que la République islamique, autrefois présentée comme une menace de destruction pour Israël, serait désormais engagée dans une lutte pour sa propre survie.

Le Premier ministre israélien a expliqué que l’offensive israélienne avait été lancée sur la base de renseignements indiquant, selon lui, une avancée iranienne vers la capacité nucléaire et une production massive de missiles. Il a affirmé que des infrastructures sensibles, des sites d’enrichissement, des systèmes de centrifugation et des installations militaires avaient été ciblés, ainsi que des scientifiques liés au programme nucléaire.

Netanyahou a également déclaré qu’Israël avait frappé des sites militaires, industriels et liés aux Gardiens de la révolution, tout en affirmant avoir affaibli la chaîne de commandement iranienne. Il a soutenu que ces opérations avaient permis de retarder significativement les capacités militaires et nucléaires de l’Iran.

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