Le responsable du premier parti d’opposition parlementaire turc pour Ankara a été arrêté et placé en détention dimanche au terme de sa garde à vue, dans une enquête pour corruption, a rapporté la presse locale.
Ümit Erkol, président de la section provinciale d’Ankara du Parti républicain du peuple (CHP), a été interpellé en même temps que huit autres personnes dans le cadre d’une enquête conduite par le parquet d’Izmir portant sur des irrégularités présumées dans un contrat entre la municipalité de cette ville et une entreprise coopérative de construction, Izbeton, expliquent les sites d’information T24 et Birgün.
Selon le procureur d’Izmir, cité par ces publications, l’enquête porte sur des «accusations de détournement de fonds, escroquerie aggravée, falsification de documents officiels et manquement aux obligations de surveillance».
Mansur Yavas, le maire CHP d’Ankara, la capitale turque, a dénoncé ce placement en détention, soulignant dans un message sur X que M. Erkol est «une figure bien connue, avec une adresse claire et un rôle public précis», ajoutant qu’il «n’y a aucun risque d’évasion, aucune possibilité de falsification de preuves».
«Si un mandat d’arrêt est émis dans ces circonstances, alors on ne peut parler de justice», insiste-t-il.
L’opposition turque est sous pression depuis l’arrestation et la détention du maire d’Istanbul Ekrem Imamoglu en mars 2025, jugé depuis le 9 mars pour corruption, avec 413 co-accusés.
M. Imamoglu, désigné par le CHP comme son candidat à l’élection présidentielle prévue en mai 2028, faisait figure de favori et seul capable de défaire le président Recep Tayyip Erdogan, au pouvoir depuis 2003 et réélu en 2023.
Quatre maires de municipalités CHP, dont celui de Bursa (nord-ouest), quatrième ville du pays passée reprise en 2024 par l’opposition, ont été arrêtés depuis l’ouverture du procès.
AFP



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