Iran: reprise du trafic ferroviaire sur des lignes endommagées par la guerre
Des passagers empruntent une rame de métro dans la capitale Téhéran, le 13 avril 2026. ©ATTA KENARE / AFP

Plusieurs lignes ferroviaires entre des grandes villes d'Iran ont été remises en service après des travaux de réparation sur des sections endommagées lors de la guerre avec les États-Unis et Israël, a annoncé lundi la télévision d'État.

Alors qu'un accord de cessez-le-feu a été conclu mercredi entre Washington et Téhéran, les autorités iraniennes ont entrepris ces derniers jours des travaux de reconstruction de ponts, de lignes de chemin de fer et d'autres infrastructures endommagées par près de 40 jours de frappes.

Dans la province iranienne d'Azerbaïdjan (nord-ouest), le directeur général de la compagnie ferroviaire a déclaré que le trafic avait repris au départ de Tabriz, la grande ville de la région, en direction de Téhéran ainsi que de Machhad (nord-est).

«Ces trains ont repris du service après une interruption de quatre à cinq jours», a précisé Alireza Soleimani, cité par l'agence de presse officielle Irna.

Il a ajouté que le train reliant Téhéran à Van, une grande ville turque à 100 kilomètres de la frontière, avait quitté la capitale iranienne «la nuit dernière, en empruntant les voies reconstruites».

Un pont ferroviaire près de Qom, au sud de Téhéran, a par ailleurs rouvert samedi après «moins de 40 heures» de travaux, selon Khosrow Samari, vice-gouverneur de la province de Qom, cité par l'agence de presse iranienne Tasnim.

Vendredi, celle-ci avait publié une vidéo d'un train traversant le pont de Yahya Abad, à Kashan, une ville de la province d'Ispahan (centre).

«Après une rapide reconstruction, le premier train a franchi le pont de Yahya Abad», avait annoncé l'agence, en ajoutant que cette infrastructure avait été ciblée mardi par une attaque «américano-israélienne».

À Téhéran, selon des habitants, les autorités ont réagi rapidement pour dégager les décombres de sites frappés par des attaques, ou pour établir un périmètre de sécurité autour des bâtiments les plus fortement endommagés.

La porte-parole du gouvernement, Fatemeh Mohajerani, a affirmé dimanche que la reconstruction des édifices touchés par des frappes prendrait entre trois mois et deux ans.

Plus de 125.600 bâtiments ont subi des dégâts depuis le début de la guerre le 28 février, principalement des bâtiments résidentiels, des écoles et des hôpitaux, a-t-elle ajouté.

AFP

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