Kassem rejette les pourparlers Liban-Israël et appelle à leur «annulation»
©Ici Beyrouth

Le secrétaire général du Hezbollah, Naïm Kassem, a appelé lundi à l’«annulation» de la réunion prévue mardi à Washington entre des responsables libanais et israéliens, estimant que de telles discussions équivalaient à une «capitulation».

«Nous rejetons toute négociation avec l’entité israélienne (…) Ces négociations sont synonymes de soumission et de capitulation», a-t-il déclaré dans un discours diffusé par la chaîne Al-Manar.

La réunion doit se tenir au département d’État à Washington, sous l’égide des États-Unis, les autorités libanaises affirmant qu’elle vise à parvenir à un cessez-le-feu dans la guerre en cours depuis le 2 mars.

Y participeront les ambassadeurs du Liban et d’Israël à Washington, respectivement Nada Hamadé Mouawad et Yechiel Leiter, ainsi que l’ambassadeur américain au Liban Michel Issa et Mike Needham, conseiller du secrétaire d’État Marco Rubio.

Revendications maximalistes

Naïm Kassem a estimé qu’aucune négociation directe avec Israël ne pouvait être engagée sans «consensus libanais», appelant à «une prise de position historique en annulant ces négociations».

Réaffirmant la ligne de son mouvement, il a ajouté: «Notre décision est de résister. Nous ne nous rendrons pas (…) même jusqu’à notre dernier souffle».

Le chef du Hezbollah s’est tenu à des revendications maximalistes, appelant à «la cessation totale de l’agression et au retrait immédiat de tous les territoires», avant de souligner que «la voie qui mène à la souveraineté et sauve le Liban est la mise en œuvre de l’accord de cessez-le-feu».

Il a également accusé Israël de ne pas avoir respecté l’accord de 2024, dénonçant la poursuite des bombardements au Liban «avec le soutien des États-Unis».

Attaques contre le gouvernement libanais

Dans ses remarques à l’État libanais, Naïm Kassem a appelé les autorités à «revenir sur leur décision de considérer [le Hezbollah] comme des étrangers», en référence à l’interdiction des activités militaires du mouvement annoncée le 2 mars.

S’adressant directement aux dirigeants libanais, il a accusé: «Vous ne combattez pas, vous ne laissez pas les autres combattre (…) tant que les autorités faciliteront l’agression, celle-ci se poursuivra».

Riposte israélienne

Dans la foulée, le porte-parole arabophone de l’armée israélienne, Avichay Adraee, a réagi en publiant sur les réseaux sociaux des images montrant, selon lui, des membres du Hezbollah se rendant à l’armée israélienne. «Laissons le terrain parler de lui-même», a-t-il écrit.

 

De son côté, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a posé «deux conditions»: «le désarmement du Hezbollah» et «un véritable accord de paix».

Depuis que le Liban a été entraîné le 2 mars par le Hezbollah dans le conflit régional, les frappes israéliennes ont fait plus de 2.000 morts et déplacé plus d'un million de personnes.

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