Le pétrole baisse avec l’espoir de nouveaux pourparlers entre l’Iran et les États-Unis
Une photo aérienne prise le 4 avril 2026 montre la raffinerie de pétrole de Geelong, l’une des deux raffineries encore en activité en Australie. ©Photo by WILLIAM WEST / AFP

Les cours du pétrole sont en baisse mardi, le marché semblant croire en partie à une désescalade du conflit au Moyen-Orient après de nouvelles déclarations de Donald Trump affirmant que le camp iranien l’avait appelé.

Vers 09H25 GMT (11H25 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en juin, perdait 0,86% à 98,51 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate (WTI), pour livraison en mai, tombait de 1,99% à 97,11 dollars.

«Le marché écoute Trump et adhère au récit selon lequel la guerre prendra bientôt fin», a expliqué Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management.

«Je peux vous dire que l’autre camp nous a appelés. Ils (les Iraniens) voudraient faire un accord, à tout prix», a assuré lundi Donald Trump, après l’échec ce week-end des discussions au Pakistan pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient.

Le président américain a également assuré que 34 navires avaient franchi le détroit d’Ormuz dimanche, soit «de loin le nombre le plus élevé depuis le début de cette fermeture insensée» par l’Iran.

Il n’a pas précisé quels types de bateaux avaient franchi le détroit. Selon la société d’analyse Kpler, seuls 13 navires liés au transport de matières premières sont passés dimanche.

«Des efforts sont en cours pour ramener les deux parties à la table des négociations», a déclaré une source pakistanaise de haut rang mardi à l’AFP.

«Le marché est convaincu que cette guerre est entrée dans une nouvelle phase, qui mènera à la fin des combats et à une réouverture de la voie maritime», selon Kathleen Brooks, analyste chez XTB.

Pourtant, «le pétrole pour livraison sous 10 à 30 jours continue de se négocier autour de 132 dollars le baril, soit plus de 30 dollars au-dessus du contrat Brent du mois le plus proche (actuellement juin)», a souligné M. Rasmussen.

Selon cet analyste, c’est un signe clair que «le marché physique au comptant est nettement plus tendu que ne le laissent penser les contrats à terme sur le Brent».

Le mois d’avril «devrait être encore pire que mars» pour le secteur de l’énergie, quand bien même la guerre en Iran trouverait rapidement une conclusion, a alerté le directeur exécutif de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), Fatih Birol.

AFP

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