Le pétrole reste presque stable avec l’espoir d’un apaisement entre l’Iran et les États-Unis
Le navire indien «Nanda Devi», transportant du gaz de pétrole liquéfié (GPL), arrive au port de Vadinar, dans le district de Jamnagar, dans l'État du Gujarat, le 17 mars 2026, après que l'Iran lui a permis de franchir le détroit d'Ormuz, un corridor énergétique stratégique qui reste perturbé par la guerre au Moyen-Orient. ©STR / AFP

Les cours du pétrole sont relativement stables jeudi, la pression haussière liée à la paralysie du détroit d’Ormuz étant contenue par un optimisme ambiant sur les marchés quant à un apaisement à venir entre l’Iran et les États-Unis.

Vers 09H40 GMT (11H40 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en juin, prenait 1,43 % à 96,26 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en mai, gagnait 1,19 % à 92,38 dollars.

«Nous sommes optimistes quant à la perspective d’un accord», a déclaré mercredi la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, tandis que le Pakistan poursuit ses efforts de médiation après une première session de discussions à Islamabad, qui s’est conclue sans accord.

Les investisseurs «espèrent que les États-Unis et l’Iran prolongeront leur cessez-le-feu de deux semaines supplémentaires, ainsi qu’une éventuelle reprise des discussions visant à mettre fin à la guerre», expliquent les analystes d’ING.

Mais pendant ce temps, «le marché physique se resserre chaque jour qui passe sans reprise des flux de pétrole à travers le détroit d’Ormuz», soulignent-ils.

Même en prenant en compte les barils détournés via des oléoducs et les quelques navires qui sont passés via Ormuz, la perte de pétrole du Golfe a atteint «environ 13 millions de barils par jour», chiffre ING.

Et avec le blocus américain mis en place lundi, ce volume pourrait être supérieur car le pétrole iranien (vendu essentiellement à la Chine) qui passait encore via Ormuz se retrouve bloqué à son tour.

«Si la guerre devait de nouveau s’intensifier et que le détroit d’Ormuz restait fermé pendant plusieurs mois, les prix devraient à nouveau grimper fortement», avertit Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management.

«Ce scénario n’a rien d’irréaliste, étant donné que les exigences américaines et iraniennes restent assez éloignées l’une de l’autre», estiment les analystes d’ING.

AFP

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