Le président syrien Ahmed al-Chareh a dit vendredi envisager des «négociations à long terme» avec Israël au sujet du plateau du Golan si les deux pays parviennent à un accord de sécurité garantissant le retrait d'Israël des territoires syriens récemment occupés.
«Israël viole l'accord de désengagement de 1974, et aujourd'hui nous œuvrons à parvenir à un accord de sécurité qui garantisse son retrait des territoires qu'il a occupés après la chute du régime (d'Assad) et son retour aux lignes de 1974», a déclaré M. Chareh lors d'un forum diplomatique à Antalya, dans le sud de la Turquie.
Depuis la chute en décembre 2024 du président Bachar al-Assad et la prise du pouvoir par une coalition islamiste en Syrie, Israël a envoyé des troupes dans une zone tampon patrouillée par l'ONU qui séparait les forces israéliennes et syriennes sur le plateau du Golan.
Israël avait pris la majeure partie de ce plateau à la Syrie lors de la guerre israélo-arabe de 1967, puis annexé les zones sous son contrôle.
M. Chareh a affirmé que la Syrie voulait «soit établir de nouvelles règles qui réactiveraient l'accord de désengagement, soit conclure un nouvel accord qui garantisse la sécurité des deux parties».
«Si nous parvenons à un accord, nous pourrions nous engager dans des négociations à long terme pour résoudre la question du Golan occupé», a ajouté le président syrien.
Mi-février, le ministre syrien des Affaires étrangères, Assaad al-Chaibani, avait indiqué que les négociations en cours pour sceller un accord de sécurité avec Israël concernaient les zones récemment occupées par l'armée israélienne, mais excluaient la question plus large du plateau du Golan.
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou signifie régulièrement qu'il n'a aucune intention de restituer à la Syrie la partie du Golan conquise par Israël et dont l'annexion n'est pas reconnue par l'ONU.
AFP



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