Joseph Aoun affirme travailler à des «accords permanents» après la trêve avec Israël
Une photographie diffusée par la présidence libanaise le 17 avril 2026 montre le président libanais Joseph Aoun prononçant une allocution télévisée à destination du peuple libanais depuis le palais présidentiel de Baabda, à l’est de la capitale Beyrouth. ©- / LEBANESE PRESIDENCY / AFP

Le président libanais Joseph Aoun a déclaré vendredi que son pays entrait dans une «nouvelle phase» d’«accords permanents», après l’entrée en vigueur du cessez-le-feu de dix jours dans la guerre entre Israël et le Hezbollah.

Dans un discours ferme adressé au peuple libanais et faisant allusion au Hezbollah sans jamais le nommer, au lendemain de l’annonce de la trêve par le président américain Donald Trump, M. Aoun a affirmé que son pays n’était plus «un théâtre pour les guerres de qui que ce soit».

 

Le Liban a été entraîné dans le conflit au Moyen-Orient le 2 mars lorsque le Hezbollah, soutenu par Téhéran, a attaqué Israël pour venger la mort du leader suprême iranien Ali Khamenei.

«Nous nous trouvons désormais tous devant une nouvelle phase», a déclaré M. Aoun dans son premier discours à la nation depuis la trêve.

«C’est la phase de transition du travail sur un cessez-le-feu vers celui menant à des accords permanents qui préservent les droits de notre peuple, l’unité de notre territoire et la souveraineté de notre nation.»

Il a affirmé que le gouvernement libanais avait «repris le contrôle du Liban et de sa prise de décision pour la première fois depuis près d’un demi-siècle».

«Aujourd’hui, nous négocions pour nous-mêmes… nous ne sommes plus un pion dans le jeu de qui que ce soit, ni un théâtre pour les guerres de qui que ce soit, et nous ne le serons plus jamais», a-t-il ajouté.

Le président a aussi remercié «tous ceux qui ont contribué à la réalisation du cessez-le-feu», dont Donald Trump et l’Arabie saoudite.

Le président américain avait annoncé la trêve dans un message publié sur sa plateforme Truth Social jeudi.

 

Il a ensuite déclaré s’attendre à ce que M. Aoun et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou se rendent à la Maison-Blanche «dans les quatre ou cinq prochains jours».

Le cessez-le-feu est intervenu quelques jours après une rencontre à Washington entre les ambassadeurs libanais et israélien aux États-Unis, la première rencontre directe entre les deux pays depuis des décennies, les deux États étant techniquement en guerre depuis 1948.

M. Aoun a ajouté que les discussions directes avec Israël «ne sont pas un signe de faiblesse ni une concession… les négociations ne signifient pas, et ne signifieront jamais, renoncer à un droit, céder un principe ou compromettre la souveraineté de cette nation».

«Je réaffirme ici qu’il n’y aura aucun accord qui porte atteinte à nos droits nationaux, diminue la dignité de notre peuple résilient ou abandonne ne serait-ce qu’un iota du sol de cette nation», a-t-il conclu.

AFP

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