Les négociations «ne signifient ni concession ni capitulation», mais constituent un moyen de résoudre les conflits, a affirmé le président de la République, Joseph Aoun, lors d’une rencontre, mardi, avec une délégation de députés et de présidents de municipalités du caza de Jezzine.
Le chef de l’État a souligné que «la diplomatie est une guerre sans effusion de sang alors que la guerre ne produit que pertes humaines, destruction et chaos», estimant que le choix d’engager des pourparlers vise avant tout à mettre fin aux violences. Il a précisé que ces discussions doivent se dérouler dans le respect des droits du Liban, avec comme priorités la cessation des attaques, le retrait israélien et le retour des prisonniers.
Par ailleurs, le président a salué la résilience des habitants du sud, mettant en avant leur attachement à leurs terres et leur solidarité envers les déplacés accueillis dans leurs villages. Selon lui, cette cohésion nationale constitue «une source de force» pour le pays.
Il a également indiqué que les autorités poursuivent leurs démarches auprès des instances internationales et des organisations humanitaires afin d’accroître l’aide destinée aux populations affectées, qu’il s’agisse des déplacés ou des communautés d’accueil.
Sur le plan sécuritaire, Joseph Aoun a insisté sur la nécessité d’une coordination étroite entre l’armée, les forces de sécurité, les municipalités et les citoyens, afin de renforcer la stabilité et d’éviter toute dérive vers une sécurité autonome.
Enfin, il a réaffirmé son engagement à œuvrer pour garantir la sécurité et la paix au Liban, appelant les citoyens à soutenir l’État dans cette étape délicate.



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