Le président Joseph Aoun a exhorté les responsables des services de sécurité à bannir toute complaisance, insistant sur l’obligation de «frapper d’une main de fer» quiconque chercherait à exploiter les circonstances pour semer le chaos ou menacer la stabilité civile.
Dans un contexte de tensions politiques et sécuritaires croissantes au Liban, à un moment régional et national particulièrement sensible, la réunion sécuritaire tenue au palais de Baabda sous la présidence du chef de l’État, le général Joseph Aoun, a illustré l’ampleur des inquiétudes liées à la fragilité de la stabilité intérieure. Selon des sources bien informées, cette réunion n’avait rien de protocolaire, mais répondait à des données de renseignement sérieuses, laissant craindre des mobilisations dans la rue susceptibles de dégénérer.
En effet, les services de sécurité ont présenté au président de la République des rapports jugés fiables, faisant état de risques élevés de mobilisations, sur fond de menaces persistantes et de tensions politiques accrues. Ces éléments ont conduit le président Aoun à adopter un ton particulièrement ferme, réclamant aux responsables sécuritaires de faire preuve d’aucune indulgence et de «frapper d’une main de fer» toute tentative d’exploitation de la situation pour semer le chaos ou menacer la paix civile.
Selon ces informations, le calendrier de la réunion n’est pas sans lien avec les récents développements politiques, notamment les mises en garde du Hezbollah à l’encontre de la présidence de la République et du gouvernement, dans un contexte marqué par la poursuite des destructions dans le Sud et les funérailles de plusieurs combattants de la formation pro-iranienne, alimentant ainsi une tension intérieure accrue et un risque d’explosion sociale.
Parallèlement, l’attachement du chef de l’État aux négociations directes en cette période a renforcé les inquiétudes de certaines parties, dans un climat où ce désaccord politique pourrait se traduire dans la rue, sous forme de manifestations ou de mouvements de protestation susceptibles de dégénérer en troubles sécuritaires.
Partant, la réunion a débouché sur l’adoption d’un plan de sécurité global et confidentiel, confié aux services compétents pour une mise en œuvre immédiate. Ce dispositif repose sur une vigilance renforcée, un déploiement intensifié sur le terrain et un suivi étroit de tout signe de mobilisation non encadrée, avec des instructions claires de réaction rapide et ferme afin d’éviter tout dérapage.
En définitive, la réunion de Baabda reflète l’ampleur des préoccupations officielles pour la période à venir, où les défis politiques se conjuguent aux inquiétudes sécuritaires. Entre la volonté affirmée de l’État d’imposer la stabilité et la persistance de facteurs de tension internes et externes, tout l’enjeu réside désormais dans la capacité des services à garder le contrôle et à prévenir toute dérive vers un chaos aux conséquences incalculables.



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