Une frappe israélienne a visé vendredi la localité de Deir Amis, dans le caza de Tyr, au sud du Liban, peu après un avertissement de l’armée israélienne appelant les habitants à évacuer la zone.
Dans un communiqué, l’armée israélienne a indiqué que «les activités du Hezbollah et les tirs effectués depuis votre localité obligent l’armée israélienne à intervenir contre lui dans votre zone de résidence», assurant ne pas vouloir viser les civils et appelant à quitter le village à plus de 1.000 mètres.
La tension reste élevée malgré la prolongation de la trêve de trois semaines entre Israël et le Liban, régulièrement fragilisée par des accusations mutuelles de violations.
Le Hezbollah a de nouveau accusé Israël de ne pas respecter le cessez-le-feu et a affirmé se réserver le droit de riposter à ses «agressions». Par la voix de son député Ali Fayad, le mouvement a estimé que la prolongation n’avait «pas de sens» au vu des «actes d’hostilité» persistants, selon un communiqué du parti.
En vigueur depuis le 17 avril, mais régulièrement violée, la trêve devait initialement expirer dimanche. Le conflit a déjà fait plus de 2.400 morts et un million de déplacés au Liban depuis le 2 mars.
Par ailleurs, l’armée israélienne a indiqué vendredi que le Hezbollah avait abattu l’un de ses drones dans le sud du Liban, quelques heures après l’annonce de la prolongation du cessez-le-feu.
«Un peu plus tôt, un aéronef sans pilote de l’armée israélienne a été abattu dans le sud du Liban après le lancement d’un missile sol-air de petite taille par l’organisation terroriste Hezbollah», a déclaré l’armée dans un communiqué, précisant que l’incident faisait l’objet d’une enquête.



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