Le chef du pouvoir judiciaire iranien, Gholamhossein Mohseni Ejei, a assuré vendredi que l'Iran restait ouvert au dialogue avec les États-Unis, mais a rejeté toute politique «imposée» sous la menace.
Cette déclaration survient sur fond d'impasse dans les pourparlers entre les États-Unis et l'Iran visant à mettre durablement fin à la guerre au Moyen-Orient.
«La République islamique ne s'est jamais dérobée aux négociations (...) mais nous n'accepterons certainement pas qu'on nous impose» une politique, a déclaré M. Ejei dans une vidéo diffusée sur le site du pouvoir judiciaire, Mizan Online.
«Nous n'approuvons d'aucune manière la guerre, nous ne voulons pas la guerre, nous ne voulons pas qu'elle continue», a-t-il ajouté.
Le président américain Donald Trump avait averti mercredi que les Iraniens avaient «intérêt à devenir intelligents et vite!». M. Ejei souligne que l'Iran n'est «absolument pas disposé à renoncer à ses principes et à ses valeurs face à cet ennemi malveillant afin d'éviter la guerre ou d'empêcher qu'elle ne se poursuive».
Le conflit, déclenché le 28 février par une attaque israélo-américaine contre Téhéran, a fait des milliers de morts, principalement en Iran et au Liban, et ses répercussions continuent de secouer l'économie mondiale.
Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, Washington impose un blocus des ports iraniens en représailles au verrouillage par Téhéran du stratégique détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant le conflit un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde.
M. Ejei a encore estimé vendredi que les États-Unis n'avaient «rien obtenu» lors de la guerre, ajoutant que Téhéran ne «céderait pas» lors de négociations.
AFP



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