L’ambassadeur des États-Unis au Liban, Michel Issa, a tenu une série de déclarations depuis Bkerké, lundi, à l’issue de sa rencontre avec le patriarche maronite, le cardinal Béchara Raï.
Le diplomate américain a indiqué que la visite du président Aoun aux États-Unis permettra de présenter les priorités du Liban, ajoutant que Washington souhaite préserver l’indépendance du Liban ainsi que sa stabilité politique et économique.
Michel Issa a aussi jugé qu’une éventuelle rencontre entre Joseph Aoun et Benjamin Netanyahou, en présence du président américain Donald Trump, ne constituerait ni une concession ni une défaite pour le Liban. «Quel est le problème avec Netanyahou, est-ce un monstre?», a-t-il lancé.
Il a aussi exprimé son soutien au chef de l’Église maronite, soulignant l’importance du vivre-ensemble au Liban. Il a tenu des propos fermes à l’encontre de ceux qui, selon lui, ne respectent pas ce principe, estimant qu’ils devraient «aller vivre dans un autre pays».
Abordant la scène politique, Michel Issa a indiqué qu’il se rendrait dans la journée chez le président du Parlement Nabih Berry, tout en affirmant qu’«aucune décision n’a été prise à Awkar» siège de l’ambassade des États-Unis, en référence au communiqué de l’ambassade américaine du 30 avril qui avait appelé aux négociations directes entre le Liban et Israël sous l’égide des États-Unis. Plus tôt dans la journée, Berry avait fait référence à Awkar en le comparant avec Anjar, siège du commandement syrien à l’époque de l’occupation syrienne du Liban (ndlr) .



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