Gaza: le fils d'un chef du Hamas tué par une frappe israélienne
Des Palestiniens déplacés se frayent un chemin dans une rue bordée d'immeubles détruits à Jabalia, dans le nord de la bande de Gaza, le 6 mai 2026. ©OMAR AL-QATTAA/AFP

Un des fils du chef du Hamas pour la bande de Gaza est mort jeudi de ses blessures à la suite d'une frappe israélienne la veille sur Gaza-ville, ont annoncé le mouvement palestinien et un hôpital local.

Azzam al-Hayya, 23 ans, fils de Khalil al-Hayya, «a succombé à ses blessures subies lors d’une frappe aérienne israélienne le visant hier» mercredi, a indiqué l'hôpital Al-Chifa de Gaza dans un communiqué.

Le fils Hayya avait été donné pour blessé avec neuf autres personnes dans une frappe israélienne sur Al-Daraj, quartier de Gaza-ville, et qui avait fait un autre mort, selon une source sécuritaire à Gaza et un autre hôpital.

Interrogée par l'AFP sur ces informations, l'armée israélienne n'a pas donné suite.

«Nous faisons [ça] à Gaza, l'élimination de cellules terroristes, y compris hier», a néanmoins déclaré, sans plus de détails, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou dans une vidéo publiée jeudi.

Selon une source au sein du Hamas, Azzam al-Hayya est le quatrième des sept fils de Khalil al-Hayya à être tué par Israël.

Deux d'entre eux avaient été tués avant le début de la guerre de Gaza déclenchée par l'attaque sans précédent du Hamas sur Israël le 7 octobre 2023. Le troisième, Hammam al-Hayya, jumeau d'Azzam, a été tué en septembre dans une frappe israélienne visant des dirigeants du Hamas à Doha, qui avait fait six morts.

Chef du Hamas pour Gaza et principal négociateur du mouvement, Khalil al-Hayya avait survécu à l'attaque. Il brigue aujourd'hui la tête du Hamas dans le cadre d'une élection interne lancée en février.

Le meurtre d'Azzam al-Hayya «s'inscrit dans le cadre des tentatives de faire pression sur la direction de la résistance et sur sa délégation de négociateurs, après l'échec d'[Israël] à imposer ses conditions ou à atteindre ses objectifs déclarés», a affirmé le Hamas dans un communiqué.

L'armée israélienne a en outre annoncé jeudi avoir tué des «terroristes armés» du Hamas dans le nord de la bande de Gaza, sans indiquer leurs identités ni leur nombre.

Le ministère de l'Intérieur à Gaza a de son côté déploré la mort de trois personnes issues des rangs de «la force de sécurité interne» du Hamas, tuées par une frappe israélienne dans la ville de Gaza, jeudi après-midi.

En dépit de l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu en octobre sous la pression des États-Unis, Gaza reste le théâtre de violences quotidiennes, les frappes israéliennes s'y poursuivant sans répit alors qu'Israël et le Hamas s'accusent mutuellement de violer la trêve.

Au moins 849 Palestiniens ont été tués depuis le début du cessez-le-feu, selon le ministère de la Santé de Gaza.

Dans le même temps, cinq soldats israéliens ont été tués à Gaza, selon l'armée israélienne.

AFP

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