L'Irak rejette des accusations américaines visant un haut responsable
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Bagdad a rejeté les accusations américaines à l’encontre du vice-ministre irakien du Pétrole selon lesquelles il aurait fait passer pour des hydrocarbures irakiens de l’or noir en provenance d’Iran pour aider Téhéran à contourner les sanctions américaines.

Les États-Unis ont imposé jeudi des sanctions à Ali Maarij al-Bahadli, jugeant qu’il avait «abusé de ses fonctions gouvernementales pour détourner du pétrole irakien en faveur du régime iranien et de ses supplétifs terroristes».

Le ministère irakien du Pétrole «dément les accusations» portées contre M. Bahadli, et rappelle «l’importance de la transparence pour traiter toutes les accusations à partir de preuves et de faits», a rapporté jeudi soir l’agence de presse officielle INA.

Le porte-parole du département d’État américain, Tommy Pigott, a indiqué jeudi que «dans le cadre d’un complot visant à contourner les sanctions, du pétrole iranien était frauduleusement mélangé avec du pétrole irakien et vendu au profit de l’Iran».

Les États-Unis imposent des sanctions unilatérales contre le pétrole iranien et les acheteurs, pays ou entreprises, de la production iranienne.

Le ministère irakien s’est dit prêt jeudi à enquêter sur l’affaire, mais a précisé que «les opérations d’exportation de pétrole brut, la commercialisation, le chargement sur les pétroliers et les procédures connexes» n’entraient pas dans les attributions de M. Bahadli.

En août dernier, après des sanctions américaines visant plusieurs hommes d’affaires irakiens, la Somo, compagnie publique de commercialisation du pétrole irakien, avait déjà nié toute opération de mélange de pétrole dans les ports ou les eaux territoriales irakiennes visant à aider l’Iran à contourner les sanctions.

Washington intensifie également la pression sur l’État irakien afin qu’il désarme les groupes armés soutenus par Téhéran et considérés comme des organisations terroristes par les États-Unis.

Depuis l’attaque menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran le 28 février, ces groupes ont attaqué des installations américaines en Irak plus de 600 fois avant l’annonce d’un cessez-le-feu le 8 avril, selon un responsable américain.

Les États-Unis ne reprendront leurs transferts financiers en Irak et leur assistance en matière de sécurité que lorsque Bagdad aura pris des «mesures concrètes» contre ces groupes armés pro-iraniens, a assuré Tommy Pigott.

AFP

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