L'Ukraine et la Russie s'accusent mutuellement de violer le cessez-le-feu
Un garçon court devant le monument «Crossing of the Dnieper» au Musée national de l’histoire de l’Ukraine dans la Seconde Guerre mondiale, au lendemain du Jour de la victoire sur le nazisme, à Kyiv, le 9 mai 2026, en pleine invasion russe de l’Ukraine. © Sergei Supinsky / AFP

L'Ukraine et la Russie se sont mutuellement accusées samedi de violer un cessez-le-feu de trois jours négocié par les Etats-Unis et annoncé par le président américain Donald Trump.

«Depuis le début de la journée, le nombre d’attaques menées par l'agresseur a atteint 51», a indiqué l’état-major ukrainien.

L'aviation ukrainienne a fait état de 44 drones lancés par la Russie depuis 18H00 (15H00 GMT) vendredi, soit le niveau le plus faible depuis des mois.

De son côté, le ministère russe de la Défense a déclaré que «malgré la déclaration de cessez-le-feu, des groupes armés ukrainiens ont lancé des attaques à l’aide de drones et d'artillerie contre les positions de nos troupes», sans en préciser le nombre exact.

Des victimes ont été signalées des deux côtés.

Des drones tirés par la Russie ont tué deux civils et en ont blessé trois dans les régions de Zaporijjia et de Dnipropetrovsk, dans le centre de l'Ukraine, selon les autorités locales.

Dans la région russe de Belgorod, frontalière de l'Ukraine, trois personnes ont été blessées dans une attaque ukrainienne de drones, selon le gouverneur régional, Viatcheslav Gladkov.

Après deux tentatives de trêves, ukrainienne puis russe, non respectées cette semaine, le président américain a annoncé vendredi soir un cessez-le-feu de trois jours entre l'Ukraine et la Russie à partir de samedi.

Juste après la publication du message de Donald Trump, Kiev et Moscou ont confirmé avoir accepté la trêve et l'échange de prisonniers.

«Espérons que ce soit le début de la fin d'une guerre très longue», a écrit le président américain sur sa plateforme Truth Social, précisant que le cessez-le-feu serait accompagné d'un «échange de prisonniers de 1.000 détenus de chaque pays».

Un conseiller du Kremlin, Iouri Ouchakov, cité par les agences de presse russes, a néanmoins affirmé samedi qu'il n'avait pas été convenu que cette trêve se prolonge.

AFP

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