L'Iran prévient les alliés des Américains qu'ils auront du mal à franchir le détroit d'Ormuz
L’Iran menace de restreindre le passage dans le détroit d’Ormuz aux pays soutenant les sanctions américaines. ©Photo by - / US NAVY / AFP

L'armée iranienne a averti dimanche que les pays appliquant les sanctions américaines contre la République islamique auraient des difficultés à franchir le détroit d'Ormuz, passage maritime hautement stratégique pour le commerce mondial des hydrocarbures.

Le gouvernement américain a annoncé le 1ᵉʳ mai de nouvelles sanctions contre les intérêts iraniens et mis en garde les navires qui paieraient les autorités de Téhéran pour franchir ce détroit.

«Nous avons mis en place un nouveau dispositif juridique et sécuritaire dans le détroit d'Ormuz. Désormais, tout navire souhaitant le traverser devra se coordonner avec nous», a rappelé Mohammad Akraminia, responsable de l'armée, à l'agence de presse officielle IRNA.

Ce dispositif «désormais en vigueur» apportera «des avantages sur les plans économique, sécuritaire et politique», a-t-il ajouté.

«Les pays qui se rangent du côté des États-Unis en imposant des sanctions à la République islamique d'Iran rencontreront certainement des difficultés pour traverser le détroit d'Ormuz», a-t-il menacé.

Téhéran verrouille le détroit d'Ormuz depuis le début de la guerre lancée le 28 février par les États-Unis et Israël, qui a fait des milliers de morts, surtout en Iran et au Liban, et ébranlé l'économie mondiale.

Le trafic est contraint par, d'un côté, le blocus américain imposé aux ports iraniens, et de l'autre, par les restrictions imposées par Téhéran, qui autorise au compte-gouttes les franchissements du détroit.

Ebrahim Azizi, président de la commission du Parlement sur la sécurité nationale, avait menacé samedi sur X les pays alliés des États-Unis concernant un projet de résolution de l'ONU.

«Nous avertissons les gouvernements, y compris les micro-États comme Bahreïn, que le fait de se rallier à la résolution soutenue par les États-Unis entraînera de graves conséquences. Le détroit d'Ormuz est une artère vitale, ne prenez pas le risque de vous en priver à jamais», a-t-il écrit.

Les États-Unis et des pays du Golfe ont appelé jeudi le Conseil de sécurité de l'ONU à exiger que l'Iran arrête «d'empêcher» la navigation dans ce détroit.

Un projet de résolution en ce sens a été soumis par les États-Unis et Bahreïn, mais la Russie (alliée de Téhéran) a indiqué qu'elle était prête à bloquer le texte.

Hamidreza Hajibabaei, vice-président du Parlement iranien, avait annoncé le 23 avril que Téhéran avait reçu ses premiers revenus issus des droits de passage du détroit d'Ormuz.
 

AFP

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