Bahreïn: trois personnes condamnées à la perpétuité pour collaboration avec l'Iran
Une photographie montre un bâtiment endommagé après une frappe de drone dans le quartier de Seef à Manama, le 10 mars 2026. ©AFP

Trois personnes ont été condamnées mardi à la prison à vie à Bahreïn pour avoir collaboré avec l'Iran, et une vingtaine d'autres ont écopé de peines allant jusqu'à dix ans de prison, a annoncé le parquet.

Le royaume du Golfe a été durement touché par des frappes menées par Téhéran en représailles à l'offensive israélo-américaine contre la République islamique.

Depuis, les arrestations de personnes accusées d'avoir aidé, ou simplement exprimé leur soutien à l'Iran se sont multipliées.

Le pays, dirigé par une dynastie sunnite, compte une importante population chiite qui dénonce de longue date une marginalisation.

Selon un communiqué du parquet, une femme a été condamnée à la réclusion à perpétuité pour avoir «collaboré avec l'organisation terroriste des Gardiens de la révolution iraniens», l'armée idéologique de la République islamique d'Iran, «dans l'intention de mener des actes terroristes hostiles».

Deux autres personnes, dont l'une a pris la fuite en Iran, ont été condamnées à la même peine pour des charges similaires.

Par ailleurs, dix personnes ont été condamnées à des peines allant jusqu'à dix ans de prison — dont trois seront expulsées après avoir purgé leur peine — pour avoir soutenu les attaques iraniennes, filmé des sites interdits et diffusé de «fausses informations», toujours selon le parquet.

Onze autres individus ont écopé de peines plus légères pour avoir «commis des actes de violence et de sabotage durant les attaques» survenues en mars, a ajouté la même source.

Plusieurs pays du Golfe ont dit récemment avoir démantelé sur leur territoire des réseaux liés à Téhéran.

Selon des militants bahreïnis, plus de 300 personnes, majoritairement de confession chiite, ont été arrêtées à Bahreïn depuis le début de la guerre. Manama a affirmé ne pas agir sur la base de l'appartenance religieuse.

La semaine dernière, le ministère de l'Intérieur a annoncé le démantèlement d'une organisation accusée d'entretenir des liens avec les Gardiens de la révolution, et l'arrestation de 41 de ses membres présumés.

AFP

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