Trump annonce des discussions avec Cuba, «pays en faillite»
Le président américain Donald Trump s’exprime lors d’un dîner du «Rose Garden Club» organisé en l’honneur de la semaine de la police à la Maison Blanche, à Washington, le 11 mai 2026. ©Kent Nishimura / AFP

Donald Trump a annoncé mardi sur son réseau Truth Social des discussions avec Cuba, qu'il a qualifié «de pays en faillite», après avoir accru les sanctions contre l'île et menacé d'en «prendre le contrôle» militairement.

La Havane «ne va que dans une seule direction: vers le bas ! Cuba demande de l'aide et nous allons parler !!!», a-t-il écrit.

Donald Trump avait annoncé début mai un durcissement des sanctions contre Cuba, où un défilé a été organisé à l'occasion du 1ᵉʳ mai pour «défendre la patrie» et dénoncer les menaces d'agression militaire américaine.

Le président américain estime que l'île communiste, située à 150 kilomètres des côtes de Floride, continue de représenter «une menace extraordinaire» pour la sécurité nationale des États-Unis.

Il avait aussi réitéré sa menace de «prendre le contrôle» de Cuba, suggérant qu'un porte-avions américain pourrait s'y arrêter «sur le chemin du retour d'Iran».

Outre l'embargo américain en vigueur depuis 1962, Washington, qui ne cache pas son souhait de voir un changement de régime à La Havane, impose à l'île depuis janvier un blocus pétrolier, n'ayant autorisé depuis lors que l'arrivée d'un seul pétrolier russe.

Le président de Cuba, Miguel Diaz-Canel, avait pour sa part déclaré mi-avril que son pays était «prêt» à faire face à une agression militaire des États-Unis et réaffirmé le caractère «socialiste» de l'Etat cubain, à l'occasion du 65ᵉ anniversaire de la tentative d'invasion de la Baie des Cochons.

A la fin de son message, le président américain a écrit mardi: «En attendant, je pars pour la Chine !».

Le locataire de la Maison Blanche s'envole mardi des Etats-Unis pour une visite de deux jours à Pékin avec la guerre au Moyen-Orient en toile de fond et de multiples sujets de friction, dont le commerce et Taïwan, qu'il entend aborder avec son hôte, le président Xi Jinping.

AFP

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