La Ligue des syndicats des enseignants du secteur public a annoncé une grève générale pour le mercredi 13 mai 2026, dans l’ensemble des établissements publics, des instituts techniques ainsi que des centres éducatifs relevant du ministère de l’Éducation.
Dans un communiqué publié, mardi, à l’issue d’une réunion de la Ligue, les enseignants ont dénoncé la dégradation continue de leur situation sociale et professionnelle, affirmant qu’ils «supportent des conditions de vie de plus en plus difficiles» en raison de la détérioration du pouvoir d’achat et de l’augmentation des prix.
Les syndicats ont rappelé avoir déjà recouru à des grèves partielles ces dernières semaines. Ils ont salué la transmission par le gouvernement au Parlement d’un projet visant à ouvrir les crédits nécessaires au versement de six salaires complémentaires, tout en regrettant le report de la séance législative, qui a retardé l’adoption de ces mesures jugées insuffisantes face à la crise économique.
Ils ont estimé que ce retard s’inscrit dans une logique de «procrastination et de manque de responsabilité» face aux revendications des enseignants, soulignant que la situation actuelle n’est plus acceptable.
Les organisations d’enseignants ont mis en garde contre tout nouveau report ou tentative de contournement des revendications, avertissant que cela pourrait entraîner une escalade des actions de protestation.
Elles ont également appelé à la convocation d’une séance parlementaire urgente avant l’Aïd al-Adha, avant la fin de la session ordinaire de la Chambre, afin d’adopter les crédits nécessaires et de garantir le versement immédiat des droits financiers.
En conséquence, les trois principaux syndicats ont confirmé leur participation à la grève du 13 mai, qui concernera les écoles secondaires et publiques, les instituts techniques, les centres de formation pédagogique, ainsi que les employés du ministère de l’Éducation et du Centre de recherche et de développement pédagogique.
Les syndicats ont enfin réaffirmé leur détermination à poursuivre leur mobilisation pour la revalorisation des salaires et leur restauration à leur niveau d’avant 2019, ainsi que pour l’intégration complète des droits dans le salaire de base, afin de garantir la dignité des enseignants et la stabilité du système éducatif public.


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