Le Liban s’apprête à vivre mardi une journée de grèves et de mobilisations impliquant les juges, les enseignants du secteur public et les fonctionnaires de l’administration, sur fond de colère croissante face à l’absence de réponse à leurs revendications salariales et professionnelles.
Selon les organisateurs, ces mouvements devraient s’étendre sur trois jours consécutifs, avec des grèves, des manifestations et des rassemblements devant des institutions officielles, dans un contexte de discussions autour du projet de loi de finances.
Le Club des juges du Liban a appelé à un arrêt de travail d’avertissement mardi dans l’ensemble des tribunaux et des instances judiciaires, réclamant une amélioration des salaires et des moyens logistiques adéquats pour les palais de justice. Dans un communiqué, il a dénoncé une situation jugée injuste pour les juges et les assistants judiciaires, évoquant un droit constitutionnel à la grève.
De leur côté, les fédérations de l’enseignement public ont annoncé une grève mardi dans les établissements scolaires, accompagnée d’une manifestation à Beyrouth, et la poursuite du mouvement mercredi et jeudi.
Parallèlement, le comité de suivi de l’Association des fonctionnaires de l’administration publique a appelé à une grève générale mardi, suivie de rassemblements mercredi et jeudi dans plusieurs régions, pour protester contre ce qu’il qualifie de refus du gouvernement de répondre aux revendications des agents de l’État.



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