Le président Joseph Aoun a appelé à l’ouverture de négociations directes entre le Liban et Israël sous parrainage international afin de garantir la mise en œuvre de ces mesures et la stabilité des frontières.
Parallèlement, il a souligné la nécessité de reprendre rapidement les négociations avec Israël afin de désamorcer la crise et de sécuriser le pays face aux provocations armées. Selon lui, le Hezbollah, agissant en dehors de tout contrôle de l’État, contribue à fragiliser le Liban en risquant de l’entraîner dans un conflit régional, tout en prétendant que son arsenal est indispensable pour la défense nationale.
Les tirs de missiles limités lancés depuis le Liban le 2 mars, a expliqué le chef de l’État, n’avaient aucune valeur stratégique. Ils ne constituaient ni un élément de dissuasion ni un acte de vengeance contre Israël après la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei.
Au contraire, ces tirs visaient à attirer l’armée israélienne à pénétrer sur le territoire libanais et à provoquer une escalade qui aurait pu mener à l’invasion de certaines régions. Selon Joseph Aoun, cette manœuvre cherchait à placer le Liban face à un choix impossible: soit subir une confrontation directe avec Israël et transformer le pays en «nouvelle Gaza», avec des millions de déplacés et des villages détruits, soit laisser le Hezbollah légitimer son action armée hors du contrôle de l’État et saper l’autorité nationale de l’intérieur.
Pour répondre à cette menace, le gouvernement libanais a décidé le 2 mars d’interdire toute activité militaire ou sécuritaire du Hezbollah, mesure que le président Aoun entend appliquer avec fermeté. Il a également appelé la communauté internationale à soutenir une initiative visant à: établir une trêve totale avec Israël, fournir un appui logistique aux forces armées libanaises, reprendre le contrôle des zones de tension et à désarmer complètement le Hezbollah, y compris ses dépôts et arsenaux.
La situation humanitaire au Liban reste critique. Le président Aoun a rappelé que plus de 600.000 citoyens sont déplacés, certains vivant sur les routes sans abri ni ressources de base. Les récents affrontements ont provoqué plus de 400 morts, dont 83 enfants et 42 femmes, ainsi que plus de 1 100 blessés en seulement quelques jours.
Le président a insisté sur le fait que le pays est pris «entre un agresseur israélien qui ne respecte ni les lois de la guerre ni le droit international humanitaire, et un acteur armé interne qui néglige les intérêts du Liban et la sécurité de sa population».
Face à cette situation, il a appelé à la solidarité internationale et au soutien des pays amis et voisins, notamment les États arabes ciblés par le régime iranien, ainsi que l’Azerbaïdjan, la Turquie et Chypre, pour aider le Liban à protéger ses citoyens et préserver l’État.



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