Le Hezbollah a réaffirmé son opposition à toute négociation directe entre le Liban et Israël.
Le député du Hezbollah, Hussein Hajj Hassan, a critiqué l’engagement de pourparlers directs par les autorités libanaises, qu’il attribue à des «pressions américaines». Il a insisté sur le fait que le Hezbollah n’accepte que des discussions indirectes, estimant que les négociations actuelles constituent une «erreur politique» et dénonçant ce qu’il considère comme une influence croissante de Washington dans le dossier libanais.
Dans la même ligne, le député Ali Ammar, membre du bloc de la «Fidélité à la Résistance», a également rejeté toute normalisation directe avec Israël. Lors d’une cérémonie organisée par le Hezbollah au sud de Beyrouth, jeudi, il a affirmé que de tels contacts constitueraient, selon lui, une reconnaissance implicite de l’État hébreu et une atteinte à la souveraineté nationale.
Ali Ammar a vivement critiqué les autorités libanaises, estimant qu’elles ont «perdu leur indépendance» en s’alignant sur les positions américaines. Il a opposé à cela la «résistance», qu’il a qualifiée de pilier central de la défense du Liban face à Israël.
Le député a également appelé à préserver, selon ses termes, «la dignité et la souveraineté du pays», tout en réaffirmant que le Hezbollah continuerait de jouer un rôle central dans la défense du territoire libanais, malgré les pressions politiques et internationales.



Commentaires