Le ministère irakien des Affaires étrangères a assuré lundi que les systèmes de défense aérienne du pays n'avaient détecté aucun drone lancé depuis son territoire vers l'Arabie saoudite.
Dimanche soir, l'Arabie saoudite avait annoncé avoir intercepté et détruit trois drones «en provenance de l'espace aérien irakien», se réservant «le droit d'y répondre en temps voulu».
«Les systèmes de défense aérienne n'ont fait état d'aucune information en ce sens», a réagi le ministère irakien des Affaires étrangères dans un commmuniqué.
Il a annoncé l'ouverture d'une enquête par les autorités, visant à «déterminer les circonstances entourant l'incident». Et a appelé Ryad à «coopérer et partager les informations pertinentes» afin de «renforcer la sécurité et la stabilité dans les deux pays frères».
Aucun groupe irakien n'a revendiqué à ce stade le lancement des drones.
Après le début de la guerre le 28 février entre l'Iran d'une part et les États-Unis et Israël d'autre part, et avant la conclusion d'un cessez-le-feu le 8 avril, des groupes irakiens pro-iraniens sont intervenus en soutien à Téhéran et ont attaqué des installations américaines en Irak et dans la région.
Fin mars, l'Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, le Qatar, le Koweït, Bahreïn et la Jordanie avaient publié une déclaration commune exigeant que Bagdad agisse pour faire cesser les attaques lancées depuis son territoire.
L'Irak a affirmé à plusieurs reprises qu'il n'autorisait pas l'utilisation de son territoire pour des attaques contre d'autres pays.
Dimanche, les Emirats ont aussi été ciblés: une frappe de drone a provoqué un incendie, près de la centrale nucléaire de Barakah, dans l'ouest du pays.
Les systèmes de défense antiaérienne émiratis avaient détecté «trois drones» qui étaient entrés dans le pays «par la frontière occidentale».
AFP



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