L’Iran examine une offre américaine, situation «sur le fil» pour Trump

L’Iran examine une offre de paix américaine transmise par le Pakistan, tandis que Donald Trump avertit qu’un accord ou une reprise rapide des hostilités reste possible.

«Nous avons reçu les points de vue de la partie américaine et nous les examinons actuellement», a déclaré à la télévision d’État le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, tout en exprimant une «grande méfiance» envers les États-Unis.

Il a réaffirmé les exigences de Téhéran: le «dégel des avoirs iraniens bloqués» à l’étranger et la fin du blocus américain des ports iraniens.

Ces déclarations interviennent après une deuxième visite en quelques jours à Téhéran du ministre pakistanais de l’Intérieur, Mohsen Naqvi, dans le cadre de la médiation du Pakistan.

De son côté, Donald Trump a assuré «ne pas être pressé».

«Nous verrons bien ce qui va se passer. Soit nous parviendrons à un accord, soit nous prendrons des mesures un peu plus sévères. Mais j’espère que cela n’arrivera pas», a déclaré le président américain depuis Joint Base Andrews, près de Washington.

«C’est sur le fil, croyez-moi. Si nous n’obtenons pas les bonnes réponses, cela peut aller très vite. Nous sommes tous prêts à agir. Il faut obtenir les bonnes réponses. Elles devront être entièrement, à 100%, satisfaisantes.»

Le président américain a ajouté qu’un accord avec l’Iran permettrait d’économiser «beaucoup de temps, d’énergie et de vies», estimant qu’il pourrait être conclu «très rapidement, ou d’ici quelques jours».

L’espoir d’avancées diplomatiques a entraîné une baisse des prix du pétrole et une hausse des marchés boursiers européens et américains.

Mardi, Donald Trump avait donné à Téhéran «deux ou trois jours» pour conclure un accord, un ultimatum rejeté par les autorités iraniennes.

«L’Iran ne cèdera jamais à l’intimidation» et doit «renforcer ses préparatifs afin d’apporter une réponse musclée à toute nouvelle attaque», a averti le négociateur iranien Mohammad Bagher Ghalibaf.

Les Gardiens de la Révolution ont également menacé d’étendre la guerre «bien au-delà de la région».

Depuis l’entrée en vigueur d’une trêve fragile le 8 avril, après plus d’un mois de guerre, les discussions restent bloquées et les tensions persistent autour du détroit stratégique d’Ormuz et des attaques régionales.

AFP

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