Ghalibaf promet une réponse «écrasante» si Trump reprend la guerre
Dans ce document d’archive fourni par l’Agence de presse de l’Assemblée consultative islamique (ICANA), le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, vêtu d’un uniforme des Gardiens de la Révolution (IRGC), préside une séance à Téhéran le 1er février 2026. ©ICANA News Agency / AFP

Le principal négociateur iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a promis samedi une réponse «écrasante» si les États-Unis reprenait leur guerre contre l'Iran, affirmant que son pays avait reconstruit ses forces armées lors de la trêve avec les États-Unis.

Il a tenu ces déclarations à l'issue d'une rencontre avec le chef de l'armée pakistanaise, le maréchal Asim Munir, venu dans la capitale iranienne dans le cadre des efforts de médiation d'Islamabad pour obtenir une fin durable à la guerre au Moyen-Orient.

«Nos forces armées se sont reconstruites pendant la période de cessez-le-feu de telle manière que si Trump commet un autre acte insensé et relance la guerre, (les conséquences) seront certainement beaucoup plus écrasantes et amères pour les États-Unis que le premier jour de la guerre», a déclaré M. Ghalibaf, président du Parlement iranien, sur les réseaux sociaux.

Après plus d'un mois de guerre au Moyen-Orient qui a fait des milliers de morts et secoué l'économie mondiale, un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril entre l'Iran et les États-Unis, mais les deux pays ne parviennent pas à s'entendre pour mettre durablement fin à la guerre.

Des médias américains ont rapporté que Washington envisageait de nouvelles frappes contre Téhéran.

Selon CBS News, des militaires américains se préparent à d'éventuels bombardements au cours du week-end, qui dure jusqu'à lundi aux États-Unis. Vendredi, Donald Trump a rassemblé ses plus proches conseillers pour discuter de la guerre, a affirmé Axios.

Le président américain a en outre annoncé qu'il ne pourrait pas assister au mariage de son fils aîné Don Jr. aux Bahamas ce week-end, et qu'il devait rester à Washington plutôt que de se rendre dans un de ses golfs, pour des «raisons ayant trait aux affaires de l'État».

«Exigences excessives»

Arrivé vendredi à Téhéran, M. Munir a également discuté avec le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi.

Les deux parties ont discuté «des dernières initiatives et efforts diplomatiques visant à empêcher une nouvelle escalade et à mettre fin» à la guerre, selon le ministère des Affaires étrangères.

Dans une conversation avec le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres, M. Araghchi s'est plaint des «positions contradictoires et demandes excessives répétées» des États-Unis, ont rapporté samedi les agences Tasnim et Fars.

M. Araghchi a également eu des entretiens téléphoniques diplomatiques avec ses homologues de Turquie, d’Irak, d'Oman et du Qatar, a rapporté l’agence de presse officielle Irna.

Donald Trump cherche une issue à cette guerre impopulaire dans son pays, qui a gravement perturbé l'économie mondiale en raison du blocage du stratégique détroit d'Ormuz par Téhéran, par où transite en temps normal un cinquième du pétrole brut et du gaz naturel liquéfié consommés dans le monde.

Alors que l'Iran et les États-Unis échangent depuis des semaines des menaces, des Iraniens ne cachent pas leur lassitude.

«L'état de “ni guerre ni paix” est bien pire que la guerre elle-même. On ne peut même pas prévoir quelque chose d'aussi simple que s'inscrire à une salle de sport — encore moins des projets plus importants», déplore Shahrzad, une femme au foyer de 39 ans, jointe au téléphone depuis Paris.

AFP

Commentaires
  • Aucun commentaire