Un car scolaire, transportant des enfants, a été percuté par un train mardi matin dans le nord de la Belgique, un choc «excessivement violent» qui a fait plusieurs morts, a appris l’AFP de sources concordantes.
L’accident s’est produit dans le village de Buggenhout, en Flandres, à «un passage à niveau», a déclaré à l’AFP Frédéric Sacré, porte-parole d’Infrabel, gestionnaire du réseau ferré belge.
«Ça c’est passé vers 08H08. Un minibus a été percuté par un train qui devait marquer l’arrêt à la station suivante», a-t-il affirmé.
«Le choc a été excessivement violent», a-t-il assuré, faisant état d’un «bilan dramatique».
«Il y a des décès», a indiqué une source proche du dossier à l’AFP, sans donner de chiffre précis.
La police fédérale a quant à elle refusé pour l’heure d’évoquer un bilan.
Barrière «fermée»
La porte-parole de la police fédérale, An Berger, a néanmoins indiqué à la chaîne VRT que sept écoliers, le conducteur et un accompagnateur se trouvaient à bord du car scolaire. Et précisé qu’aucun des voyageurs à bord du train n’avait été blessé.
Les circonstances de l’accident sont encore très floues.
Selon Infrabel, le minibus a franchi le passage à niveau, dont la barrière était fermée, avec un feu rouge.
«La barrière était fermée, on a des caméras techniques qui le montrent», a indiqué Frédéric Sacré.
Le train qui l’a percuté roulait à environ 120 km/h et s’apprêtait à amorcer son freinage à l’approche d’une gare, située à environ un kilomètre plus loin.
Le minibus a alors «été projeté à une quinzaine de mètres contre un pylône métallique qui soutenait certains câbles du passage à niveau», a ajouté le porte-parole d’Infrabel.
«Tragique accident»
Le ministre de l’Intérieur Bernard Quintin a déploré le «tragique accident» survenu à Buggenhout, une commune flamande située à une vingtaine de kilomètres de la capitale belge.
«Mes pensées vont aux victimes et à leurs proches. Je souhaite beaucoup de courage aux blessés», a-t-il écrit sur le réseau social X.
Le ministre a aussi remercié les services de secours «pour leur intervention rapide sur place».
La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a elle assuré avoir «le cœur brisé».
«Mes plus sincères condoléances vont aux familles des victimes et à leurs proches. Aujourd’hui, l’Europe pleure avec la Belgique», a-t-elle réagi sur X.
AFP



Commentaires