Washington renforce ses sanctions contre le commerce pétrolier iranien
©Site web du département État américain

Les États-Unis ont annoncé de nouvelles sanctions visant plusieurs entités, individus et navires accusés de participer au commerce du pétrole et des produits pétrochimiques iraniens.

Le département d’État américain, dans un communiqué publié jeudi, a indiqué que ces mesures visent à réduire les revenus utilisés par le régime iranien pour «attaquer ses voisins, soutenir le terrorisme à l’étranger et réprimer son propre peuple».

Dans le cadre de cette annonce, Washington a désigné huit navires comme propriétés de huit entités impliquées dans le transport de pétrole ou de produits pétrochimiques iraniens. Trois sociétés et un individu liés au commerce de produits pétrochimiques d’origine iranienne ont également été sanctionnés.

Un réseau maritime ciblé

Parallèlement, le département du Trésor américain a annoncé des sanctions contre un réseau de vente de pétrole accusé d’avoir facilité le transport de dizaines de millions de barils de pétrole iranien, au profit des Gardiens de la Révolution, de l’état-major des forces armées iraniennes et de l’appareil militaire iranien.

Washington affirme poursuivre ses actions contre les transporteurs et négociants impliqués dans le commerce du pétrole brut et des produits pétrochimiques iraniens, considérés comme les principales sources de revenus du régime.

Toutes les sanctions annoncées s’inscrivent dans le cadre du décret exécutif américain 13846 relatif aux sanctions contre l’Iran.

Huit sociétés maritimes sanctionnées

Le département d’État a annoncé des sanctions contre huit sociétés de gestion maritime impliquées dans l’achat, la vente, le transport ou la commercialisation de pétrole et de produits pétrochimiques iraniens.

Les autorités américaines accusent ces réseaux d’utiliser des pratiques maritimes trompeuses et des activités clandestines mettant en danger les flux commerciaux internationaux.

Parmi les sociétés visées figure EVER SHINING LIMITED, basée à Hong Kong, propriétaire et gestionnaire des navires MAYMEI et FLORA. Selon Washington, le navire FLORA a chargé des produits pétrochimiques iraniens à au moins quatorze reprises depuis 2023.

HK YUANHANG SHIPPING LIMITED, également basée à Hong Kong, est sanctionnée pour les activités du pétrolier YONGAN OCEAN, accusé d’avoir transporté des produits pétrochimiques iraniens en 2022, 2024 et 2025.

Des négociants en pétrochimie également visés

Les sanctions américaines ciblent aussi trois sociétés actives dans le commerce de produits pétrochimiques iraniens.

CLASSY PANSY TRADING AND CONTRACTING WLL, basée au Qatar, est accusée d’avoir exporté pour plus d’un million de dollars de produits pétrochimiques iraniens entre 2023 et 2024.

ALT CAPITAL PTE. LTD., société basée à Singapour, est visée pour avoir exporté plus de 900.000 dollars de produits pétrochimiques d’origine iranienne.

RISHABH TRIEXIM LLP, entreprise indienne, est accusée d’avoir importé environ 54,6 millions de dollars de produits pétrochimiques iraniens entre février et août 2024.

Washington a également sanctionné Swaroop Jayantilal Bagrecha, dirigeant de RISHABH TRIEXIM LLP.

Gel des avoirs et interdiction des transactions

Les autorités américaines précisent que tous les avoirs des personnes et entités sanctionnées présents aux États-Unis ou sous contrôle américain sont désormais gelés et devront être signalés au Bureau de contrôle des avoirs étrangers (OFAC).

Toute transaction impliquant des citoyens américains ou transitant par les États-Unis avec les personnes ou entités visées est interdite, sauf autorisation spécifique.

Washington souligne toutefois que l’objectif des sanctions n’est «pas de punir», mais de provoquer «un changement positif de comportement».

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