Rubio: Washington pense que Khamenei est «de plus en plus impliqué»
Des femmes passent devant une banderole représentant l’actuel guide suprême iranien, l’ayatollah Mojtaba Khamenei, dans une rue de Téhéran, le 6 mai 2026. ©AFP

Les États-Unis pensent que le guide suprême iranien Mojtaba Khamenei est «vivant» et «de plus en plus impliqué» dans la direction du pays, a déclaré mardi le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, alors que les négociations pour mettre fin à la guerre piétinent.

«Je pense qu'il y a des signes qui montrent qu'il s'implique de plus en plus à un certain niveau, même si toutes ses communications se sont faites par écrit et par l'intermédiaire de tiers», a affirmé M. Rubio devant la commission des Affaires étrangères du Sénat, soulignant la difficulté de faire passer des messages au sein du gouvernement iranien.

Mojtaba Khamenei a succédé à son père Ali Khamenei, tué dans une frappe israélienne au début de la guerre, mais il n'est pas apparu en public depuis: blessé dans une frappe, il s'exprime uniquement via des messages écrits.

Interrogé sur l'état des négociations indirectes entre les États-Unis et l'Iran, qui sont au point mort, le secrétaire d'État américain a dit toujours «espérer» un accord pour mettre fin à la guerre sans toutefois donner de calendrier, disant que cela pourrait intervenir «demain, après-demain ou la semaine prochaine».

«Ils ont accepté de négocier certains aspects de leur programme nucléaire dont, il y a à peine un mois, voire un an, ils refusaient ne serait-ce que de parler», a-t-il cependant fait valoir.

Il a cependant laissé entendre que cela «ne garantissait pas que cela aboutirait finalement à un accord acceptable».

«S'ils rouvrent le détroit d'Ormuz, nous lèverons notre blocus» des ports iraniens, a encore dit Marco Rubio, soulignant que cela n'était pas lié à un allègement des sanctions qui dépend, lui, d'un accord sur le nucléaire.

«L'opération +Epic Fury+, que certains d'entre vous ont appréciée et d'autres non, a largement atteint ses objectifs militaires, à savoir réduire considérablement la base industrielle de défense de l'Iran et affaiblir son bouclier conventionnel», a relevé M. Rubio.

Mais il a convenu que l'Iran «disposait encore de beaucoup de drones».

Les négociations indirectes entre les États-Unis et l'Iran, pour mettre fin à la guerre déclenchée le 28 février par une attaque conjointe israélo-américaine, patinent depuis des semaines.

L'Iran a accusé lundi les États-Unis de violer à nouveau le fragile cessez-le-feu conclu le 8 avril, après des frappes américaines ce week-end suivies de représailles militaires iraniennes.

AFP

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