La justice iranienne a annoncé mercredi l’exécution d’un homme accusé du meurtre d’un policier lors des manifestations antigouvernementales du début d’année, sur fond de multiplication des pendaisons depuis le début de la guerre.
«La peine de mort a été appliquée pour Fathollah Avari, qui avait tué un commandant de police lors des manifestations de janvier à Hamedan» dans l’ouest de l’Iran, a déclaré Mizan, l’agence du pouvoir judiciaire.
Le communiqué ne précise ni la date de son arrestation ni celle de son procès ni celle de son exécution.
Fin décembre, un mouvement de contestation initialement contre la vie chère s’était rapidement mué en vastes manifestations antigouvernementales qui ont culminé les 8 et 9 janvier.
Le pouvoir a reconnu plus de 3.000 morts, imputant les violences à des «actes terroristes» orchestrés par les États-Unis et Israël. Des ONG basées à l’étranger ont parlé elles d’une répression ayant fait des milliers de morts.
Mercredi, la justice a accusé Fathollah Avari d’«avoir poignardé mortellement un commandant de police au flanc».
Il a été condamné à mort «en vertu du principe islamique de qisas», ou loi du talion, qui permet à la famille de la victime d’exiger l’exécution, a précisé Mizan.
Israël et les États-Unis ont lancé le 28 février une attaque conjointe contre l’Iran, déclenchant la guerre au Moyen-Orient. Depuis, arrestations et exécutions se multiplient dans le pays, en lien avec le conflit mais aussi les manifestations du début d’année.
Selon des ONG dont Amnesty International, l’Iran est le pays qui recourt le plus à la peine capitale après la Chine.
AFP



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