Trump dit que les discussions avec l'Iran pourraient aboutir «ce week-end»
Le président américain Donald Trump s’exprime lors d’un dîner du «Rose Garden Club» organisé en l’honneur de la semaine de la police à la Maison Blanche, à Washington, le 11 mai 2026. ©Kent Nishimura / AFP

Donald Trump a dit mercredi que les discussions avec l'Iran pourraient aboutir dès «ce week-end», mais n'a pas non plus exclu qu'elles échouent, alors que Téhéran affirme qu'«aucun progrès» n'est fait.

«On me dit que les négociations se passent très bien en réalité. Très bien. (...) Si cela arrive, cela pourrait ne pas arriver, qui sait, mais si cela arrive cela pourrait être ce week-end», a jugé le président américain lors d'un échange avec la presse dans le Bureau ovale.

Ces propos contrastent avec les déclarations du ministre des Affaires étrangères iranien, lequel a affirmé mercredi qu'il n'y avait «aucun progrès tangible» dans les négociations avec les États-Unis pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, selon une interview à une télévision libanaise rapportée par l'agence Tasnim.

Abbas Araghchi a aussi dit que «le retour à la table des négociations était conditionné à la garantie des droits du peuple iranien, la fin de la guerre au Liban et la réduction des tensions dans la région».

Donald Trump a lui dit qu'il voudrait «séparer» les discussions sur le Liban des négociations sur un accord avec l'Iran, un autre point de désaccord donc avec Téhéran.

Il a au passage qualifié le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou de «type super», bien que les deux dirigeants aient eu récemment un échange téléphonique tendu.

Le président américain a voulu minimiser les derniers affrontements dans le Golfe.

«Ils ont fait quelque chose, rien de bien important, nous l'avons comme toujours très vite étouffé dans l'oeuf», a-t-il déclaré.

«Je dirais que dans cette partie du monde, un cessez-le-feu, c'est quand on se tire dessus d'une manière plus modérée», a jugé le milliardaire républicain.

Le Koweït a accusé mercredi Téhéran d'avoir mené une frappe sur son aéroport, première attaque meurtrière depuis l'entrée en vigueur de la trêve le 8 avril.

Selon le commandement américain pour la région (Centcom), l'Iran a aussi tiré dans la nuit des missiles vers Bahreïn, provoquant en réponse des frappes américaines sur l'île iranienne de Qeshm, qui ont touché une tour de communication selon Téhéran.

Les Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique de l'Iran, ont eux affirmé avoir ciblé une base aérienne au Koweït, sans mentionner l'aéroport, et le siège de la Cinquième flotte navale américaine à Bahreïn en riposte à l'attaque sur Qeshm, et à celle d'un pétrolier iranien. Ils ont aussi dit avoir ciblé un navire lié à Israël et aux Etats-Unis.

AFP

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