Au lendemain de l’annonce d’un accord sur la mise en œuvre d’un cessez-le-feu entre le Liban et Israël, conclu à l’issue de négociations menées à Washington sous médiation américaine, le président Joseph Aoun a assuré que cet accord serait «durable», contrairement à celui du 27 novembre.
Lors d’un entretien avec des journalistes jeudi, il a indiqué compter sur le rôle du président américain Donald Trump et de son administration pour en garantir l’application. Il a aussi averti que l’accord obtenu constituait «la dernière chance» et que chaque partie devrait assumer ses responsabilités en cas d’échec.
Joseph Aoun a précisé que le Liban attendait désormais la réponse de l’ensemble des parties concernées ainsi que les garanties nécessaires au respect des engagements pris. Selon lui, le médiateur américain déterminera la date et les modalités d’exécution de l’accord, dont l’application pourrait débuter dans les 24 heures suivant l’approbation de toutes les parties et la présentation des garanties requises.
Le président a également révélé avoir été en contact, dès deux heures du matin, avec les acteurs internationaux et libanais afin de consolider le cessez-le-feu. Il a indiqué que Beyrouth avait proposé que la première zone pilote placée sous le contrôle exclusif de l’armée libanaise englobe les localités de Zawtar el-Gharbiyé et Zawtar el-Charqiyé ainsi que le secteur du château de Beaufort (forteresse de Chaqif).
Revenant sur les discussions à Washington, Joseph Aoun a décrit des négociations «difficiles». Il a affirmé que le chef de la délégation libanaise, Simon Karam, avait envisagé de suspendre sa participation en raison de ce qu’il a qualifié d’intransigeance israélienne. Selon le président, l’intervention du secrétaire d’État américain Marco Rubio a alors permis la reprise des pourparlers.



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