Emmanuel Macron a déclaré jeudi que la France «soutenait» un cessez-le-feu au Liban, après l'annonce d'un accord à Washington, et qu'elle se tenait «à disposition» pour y contribuer, réitérant pour cela son appel à «réactiver» le mécanisme de coordination créé avec les États-Unis.
«Nous soutenons le cessez-le-feu entre le Liban et Israël et tout ce qui permet de restaurer la paix, de lutter contre les activités terroristes et de pleinement établir la souveraineté, l'intégrité territoriale du Liban», a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse au Monténégro.
«La France se tient évidemment, comme nous l'avons toujours fait, à disposition pour avancer sur ce chemin», a-t-il ajouté.
«Il y a un mécanisme de coordination qui a été mis en place, où les États-Unis et la France sont ensemble. Si le cessez-le-feu est sérieux, c'est ce mécanisme qu'il faut réactiver pour pouvoir faire le suivi et vérifier sa mise en œuvre», a-t-il insisté.
L'accord pour un cessez-le-feu a été annoncé à l'issue de pourparlers menés mercredi sous l'égide des États-Unis entre le Liban et Israël, et est conditionné à un «arrêt complet» des tirs du Hezbollah.
Le mouvement chiite qui exige un «cessez-le-feu global» au Liban a informé dans l'après-midi les autorités libanaises de son refus de l'accord.
La France, soutien traditionnel du Liban, n'a pas été associée aux négociations engagées ces dernières semaines sous l'égide des États-Unis.
L'ambassadeur israélien à Washington, Yechiel Leiter, a même affirmé qu'elle ne devait pas «s'immiscer dans ces négociations» et rester «aussi loin que possible de pratiquement tout».
Le président libanais Joseph Aoun a estimé que cet accord constituait «la dernière chance pour parvenir à un cessez-le-feu global et définitif» avec Israël.
«Il faut ensuite définir les voies et moyens de permettre de restaurer la souveraineté libanaise et le retour des forces armées libanaises pour retrouver le monopole des armes» face au Hezbollah, a encore relevé le président français.
AFP



Commentaires