Le Japon veut remplacer 14 réacteurs nucléaires vieillissants d'ici les années 2050
Le Japon, situé sur la «ceinture de feu», connaît chaque année plus de 1.500 secousses. ©Wikimedia

Le Japon doit remplacer jusqu'à 14 réacteurs nucléaires vieillissants d'ici les années 2050, a affirmé vendredi le ministère de l'Industrie, alors que Tokyo s'oriente de plus en plus vers l'énergie atomique plus de 15 ans après la catastrophe de Fukushima.

Le projet intervient alors que le Japon s'efforce de sécuriser des capacités de production d'électricité suffisantes pour répondre à une demande en forte hausse, notamment liée aux nouvelles technologies telles que «l'intelligence artificielle», les centres de données et les usines de semi-conducteurs.

Selon ce plan, présenté à des experts, le ministère veut remplacer jusqu'à cinq réacteurs vieillissants d'ici les années 2040, pour atteindre un total d'environ 14 lors de la décennie suivante.

Dans ce scénario, le nucléaire représenterait 20% de la demande du Japon en énergie, contre 10% aujourd'hui, a précisé le ministère.

C'est la première fois que le gouvernement fixe des objectifs précis en matière de remplacement de réacteurs, selon Kyodo News.

Les ministères concernés examineront le projet plus tard, ont indiqué les médias locaux.

L'industrie électrique japonaise estime qu'à l'horizon des années 2040, le pays fera face à un déficit de 5,5 millions de kilowatts, soit l'équivalent de la production d'environ cinq réacteurs, a ajouté Kyodo.

Le Japon avait arrêté l'ensemble de ses centrales nucléaires après le séisme et le tsunami de 2011, qui avaient provoqué la fusion de trois réacteurs de la centrale de Fukushima.

Mais le pays souhaite désormais relancer l'énergie atomique afin de réduire sa dépendance aux combustibles fossiles, atteindre la neutralité carbone d'ici 2050 et répondre à la hausse des besoins énergétiques liée notamment à «l'intelligence artificielle».

L'énergie nucléaire couvrait un tiers des besoins du Japon avant le triple désastre séisme, tsunami et nucléaire  du 11 mars 2011, qui a causé la mort ou la disparition de quelque 18.500 personnes.

AFP

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