Washington accuse Alibaba, Baidu et BYD de travailler avec l'armée chinoise
Le logo d'Alibaba est vu lors de la conférence mondiale sur l'intelligence artificielle (WAIC) à Shanghai. ©WANG Zhao / AFP

Le ministère américain de la Défense a ajouté lundi les géants chinois Alibaba (commerce en ligne), Baidu (moteur de recherche) et BYD (véhicules électriques) à sa liste des entreprises travaillant, selon lui, avec l'armée chinoise.

Alibaba et Baidu ont rejeté cette désignation, la qualifiant d'infondée.

Cette décision, annoncée moins d'un mois après la visite de Donald Trump en Chine, n'entraîne pas de conséquences immédiates majeures, mais pourrait limiter les relations économiques entre ces groupes et certains acteurs américains, publics ou privés.

L'annonce risque également de compliquer davantage les relations diplomatiques et commerciales entre les deux premières puissances économiques mondiales, alors que le président chinois Xi Jinping est attendu à Washington en septembre.

La liste publiée lundi est très proche d'une version précédente brièvement diffusée en février.

Elle «constitue un avertissement pour les entreprises américaines, les pouvoirs publics et la population américaine», a estimé dans un communiqué John Moolenaar, député républicain et président d'une commission parlementaire spéciale sur la Chine.

L'élu a appelé les entreprises américaines à «cesser de faire des affaires» avec ces groupes qui, selon lui, «menacent notre sécurité nationale».

Cette liste comprend également plusieurs entreprises chinoises impliquées dans le développement de l'intelligence artificielle, dont Alibaba, Baidu et Tencent, cette dernière figurant déjà parmi les sociétés précédemment visées.

«L'allégation selon laquelle Baidu serait une entreprise militaire est totalement infondée», a réagi l'entreprise sur les réseaux sociaux. Elle affirme être prête à «employer tous les moyens» afin d'obtenir son retrait de cette liste.

Alibaba a également dénoncé une décision «dénuée de fondement», assurant dans un communiqué qu'elle n'est «pas une entreprise militaire chinoise et n'est partie prenante à aucune stratégie d'assimilation civilo-militaire».

Le groupe se réserve la possibilité d'engager une contestation juridique.

Selon Alibaba, son inscription sur cette liste «n'aura aucune incidence sur les activités courantes du groupe aux États-Unis ni dans le reste du monde», ses activités étant sans lien avec les marchés publics de l'armée américaine.

L'entreprise affirme également que cette décision «n'entraînera aucune autre restriction aux exportations ni aucune sanction».

AFP

Commentaires
  • Aucun commentaire