Aoun: Nous poursuivrons les négociations malgré les pressions
©Présidence libanaise

Malgré les critiques et les appels au retrait des discussions en cours avec Israël, le président Joseph Aoun a réaffirmé jeudi sa détermination à poursuivre la voie diplomatique. «Malgré les pressions en faveur d’un retrait des négociations, nous ne nous retirerons pas et nous poursuivrons cette voie jusqu’à parvenir à un résultat conforme à l’intérêt de notre pays», a-t-il déclaré devant une délégation de la fondation Culture et Liberté, conduite par l’ancien ministre Ibrahim Najjar.

Le chef de l’État a rappelé que les objectifs poursuivis par Beyrouth dans les négociations restent inchangés: obtenir le retrait des forces israéliennes du territoire libanais, mettre fin aux attaques israéliennes, assurer le déploiement de l’armée libanaise dans le Sud, ainsi que permettre le retour des déplacés et des prisonniers. Selon lui, ces discussions s’inscrivent dans une démarche visant à mettre un terme à l’état d’hostilité entre le Liban et Israël.

Dans ce contexte, Joseph Aoun a présidé jeudi après-midi au palais de Baabda une réunion consacrée au suivi du processus de négociation. Étaient présents le commandant en chef de l’armée, le général Rodolphe Haykal, le chef de la délégation de négociation, l’ambassadeur Simon Karam, ainsi que les officiers membres de l’équipe militaire chargée des pourparlers. Les participants ont évalué les discussions tenues à Washington les 29 mai et 2-3 juin avec les délégations américaine et israélienne, au Pentagon et au Département d’État américain. Le président a également donné les orientations nécessaires en vue du prochain cycle de négociations prévu dans la capitale américaine durant la semaine du 22 juin.

Par ailleurs, Joseph Aoun a réaffirmé son attachement au principe de souveraineté de l’État. «Notre choix reste l’État, car il nous protège tous, et nous devons être convaincus que nous sommes un État souverain», a-t-il déclaré, estimant que le Liban devait reprendre pleinement en main ses décisions et son destin.

Le président a également insisté sur la responsabilité qu’implique l’exercice du pouvoir. «Les postes auxquels accèdent les responsables ne sont pas un privilège mais une responsabilité. Soit ils sont à la hauteur de leurs responsabilités et de leurs décisions, soit ils restent chez eux», a-t-il affirmé.

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