Les États-Unis ont placé jeudi la compagnie pétrolière publique cubaine Cupet sur leur liste noire des organisations sanctionnées, en reprochant aux autorités de détourner les ressources énergétiques de l'île «pour se remplir les poches».
L'annonce a été faite via un communiqué du chef de la diplomatie américaine Marco Rubio, d'origine cubaine et farouche opposant au gouvernement de La Havane.
«Alors que le peuple cubain souffre de pénuries de carburant et de coupures d'électricité dues à des décennies de sous-investissement dans les infrastructures essentielles, les dirigeants communistes cubains détournent les ressources énergétiques pour se remplir les poches», dénonce-t-il dans le document.
«Ils revendent d'innombrables barils de la rare énergie (disponible) sur le marché secondaire, accaparent les réserves énergétiques pour leurs forces militaires, leurs services de renseignement et leurs forces répressives, et rationnent l'énergie comme un outil de contrôle social», affirme encore le secrétaire d'État.
L'Union Cuba-Pétrole, ou Cupet, est la compagnie pétrolière nationale de Cuba. Elle appartient à l'État cubain qui assure sa gestion. Elle opère dans l'extraction des gisements de pétrole de l'île, le raffinage et la distribution de produits dérivés du pétrole. Elle possède également le réseau de stations-service de l'île.
Les sanctions de Washington ont pour conséquence de geler les avoirs éventuellement détenus par l'entreprise aux États-Unis. Les organisations et citoyens américains ont désormais également interdiction de commercer avec elle, au risque d'être à leur tour frappés par des sanctions.
Les relations entre les deux pays se sont considérablement tendues depuis janvier. Les États-Unis ont imposé un blocus pétrolier de facto à l'île, édicté de nouvelles sanctions contre des entreprises et des dirigeants cubains, et inculpé l'ex-président Raul Castro dans une affaire remontant à 1996.
Le président américain Donald Trump estime que l'île, située à environ 150 kilomètres des côtes de Floride, représente «une menace extraordinaire» pour la sécurité nationale des États-Unis, et il a plusieurs fois menacé d'en «prendre le contrôle».
AFP



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