L'accord américano-iranien signé électroniquement par Trump, Vance et Ghalibaf
Le président américain Donald Trump serre le poing alors qu’il se dirige vers l’Air Force One avant son départ de la base aérienne d’Andrews, dans le Maryland, le 15 juin 2026, afin de se rendre au sommet du G7 dans la ville française d’Évian-les-Bains, près de la Suisse. ©Mandel Ngan / AFP

Le président américain Donald Trump, le vice-président JD Vance et le président du Parlement iranien Mohammad Bagher Qalibaf ont signé électroniquement un accord visant à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, a indiqué lundi un haut responsable de l’administration américaine.

«Le président souhaitait le signer en personne car il voulait montrer son engagement à mener ce processus jusqu’à une résolution réussie», a déclaré ce responsable, s’exprimant sous couvert d’anonymat lors d’une conférence téléphonique avec des journalistes.

M. Trump a assuré, peu après son arrivée à Évian (France) pour le sommet du G7, que le détroit, artère essentielle pour le commerce mondial de brut, serait «complètement ouvert» vendredi.

Le président américain, qui se tenait aux côtés de son homologue français Emmanuel Macron, a par ailleurs indiqué que le texte très attendu de l'accord trouvé avec l'Iran pourrait être publié «après vendredi», jour prévu de la cérémonie de signature à Genève.

Lors d’un point presse, ce responsable a ajouté qu’une cérémonie officielle de signature était également prévue vendredi.

Les États-Unis n'ont pour le moment dégelé aucun avoir iranien sous sanction, a affirmé ce responsable, à une question d'un journaliste qui lui demandait quel montant avait été déjà dégelé, en faisant état d'informations de la presse officielle iranienne selon lesquelles des milliards de dollars étaient concernés.

Le président américain a déclaré ne pas avoir «besoin de beaucoup d'aide» internationale pour rouvrir le détroit d'Ormuz, après la conclusion d'un accord avec l'Iran.

«Mais je ne pense pas que ce soit une mauvaise idée d'avoir un bateau ou deux de quelques pays, votre pays serait très bien pour cela, car on ne sait jamais», a ajouté le président des États-Unis.

À ses côtés, le président français Emmanuel Macron a réitéré son «offre» d'une mission militaire internationale franco-britannique. «Comme l'a dit le président, peut-être que ça ne sera pas souhaité, peut-être que ça ne sera pas nécessaire, mais en tout cas c'est une disposition qui marque notre volonté d'aider», a-t-il souligné.

Washington et Téhéran affirment être parvenus à un accord sur les conditions de fin de guerre et de réouverture du détroit, une annonce qui a soulagé les marchés, même si le pacte pourrait dépendre de la fin des hostilités au Liban et reporte les discussions sur le programme nucléaire iranien.

Bien qu'il soit toujours présenté comme un cadre, cet accord constitue la plus importante avancée vers une résolution du conflit, qui a fait des milliers de morts et perturbé les marchés de l’énergie depuis son déclenchement par des frappes américano-israéliennes contre l’Iran en février.

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