Les autorités britanniques enquêtent sur des tirs de semonce d'un navire de guerre russe dans la Manche
Cette image satellite diffusée par Maxar Technologies le 13 décembre 2024 montre une frégate de la classe « Admiral Grigorovich » de la marine russe naviguant en Méditerranée, au large des côtes syriennes. ©SATELLITE IMAGE ©2024 MAXAR TECHNOLOGIES / AFP

Le ministère britannique de la Défense enquête mardi sur des coups de semonce qui selon un yacht immatriculé au Royaume-Uni naviguant dans la Manche, ont été tirés près de lui par un navire de guerre russe.

«Nous enquêtons sur des informations faisant état d'un incident dans la Manche», a indiqué un porte-parole du ministère dans un communiqué.

Selon une source proche de la Défense britannique, un yacht a signalé des coups de semonce tirés par un navire de guerre russe alors qu'il naviguait au sud de l'île de Wight, et il s'agit d'un incident isolé, sans lien avec l'interception dimanche dans la Manche d'un pétrolier de la flotte fantôme russe par la France et le Royaume-Uni.

Les faits présumés ont eu lieu à une quarantaine de kilomètres au sud de l'île de Wight, en dehors des eaux territoriales britanniques.

Le navire de guerre russe, qui était surveillé par un patrouilleur de la marine britannique au moment de l'incident, se situait à environ 450 mètres du yacht, selon la même source, et aucun blessé ni dommage n'ont été constatés après une visite de contrôle d'un autre bateau militaire, le HMS Tyne.

Les forces britanniques ont intercepté dimanche, avec la collaboration de la France, le pétrolier de la flotte fantôme russe Smyrtos dans la Manche, la «première opération de ce type» après que Londres a autorisé en mars l'arraisonnement de ces navires par ses forces armées.

Selon des images diffusées par le ministère de la Défense, des commandos de la marine sont montés à bord du navire à la faveur de l'obscurité en descendant suspendus à des cordes depuis un hélicoptère.

Le capitaine du pétrolier Ajay Pant, de nationalité indienne, a été inculpé lundi pour n'avoir pas respecté les sanctions britanniques à l'encontre de la flotte fantôme russe, a indiqué l'Agence nationale de lutte contre la criminalité du Royaume‑Uni.

Il a comparu mardi devant le tribunal de Southampton, dans le sud de l'Angleterre, à distance depuis le poste de police de Bournemouth (sud), et a simplement confirmé son identité et son adresse en Inde.

Une audience a été fixée à Bournemouth le 16 juillet, et il a été placé en détention provisoire d'ici là.

Le navire demeure ancré au large de Weymouth, dans le Dorset.

AFP

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