Le Trésor américain a annoncé jeudi de nouvelles sanctions visant des personnes et des entités accusées de soutenir financièrement le Hezbollah au Liban, en Syrie et en Irak.
Dans un communiqué, le Bureau du contrôle des avoirs étrangers (OFAC), relevant du département du Trésor, a indiqué avoir sanctionné trois individus et cinq entités impliqués, selon Washington, dans des activités de collecte et de transfert de fonds au profit du mouvement chiite libanais.
La nouvelle salve de sanctions vise notamment Sleiman Frangié, allié politique de longue date du Hezbollah, ainsi que Mahmoud Qomati, l'un des plus hauts responsables de la branche politique du mouvement chiite.
Selon le Trésor américain, ces responsables «ont usé de leur influence pour entraver le processus de paix au Liban et retarder le désarmement du Hezbollah».
Le Trésor souligne que M. Frangié dirige le mouvement des Marada et demeure un allié de longue date du Hezbollah. Il est également connu pour ses liens étroits avec l'ancien président syrien Bashar al-Assad, lui-même soutenu par le mouvement pro-iranien.
Le Hezbollah avait soutenu la candidature présidentielle de M. Frangié, que ce dernier avait finalement retirée début 2025, peu avant l'élection du président Joseph Aoun.
Selon le Trésor américain, ces mesures s'inscrivent dans le cadre des efforts visant à perturber les réseaux financiers du Hezbollah et à réduire ses capacités de financement dans la région.
Ces sanctions visent des personnalités et des acteurs accusés d'entraver le processus de désarmement du Hezbollah ainsi que les efforts en cours en faveur d'un règlement durable entre le Liban et Israël.
Les sanctions prévoient notamment le gel des avoirs détenus aux États-Unis par les personnes et entités concernées, ainsi que l'interdiction pour les citoyens et entreprises américains d'effectuer des transactions avec elles.



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