Les cours du pétrole ont terminé en ordre dispersé jeudi, les opérateurs tentant de mesurer l’impact du protocole d’accord fraîchement signé par Washington et Téhéran sur les flux pétroliers dans le Golfe.
Après avoir évolué en nette baisse pendant la majeure partie de la séance, le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en août, s’est retourné juste avant la clôture, grappillant finalement 0,38% à 79,85 dollars.
Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en juillet, a reculé de 0,25% à 76,60 dollars.
Le marché se montre nerveux alors que «les opérateurs tentent d’évaluer la quantité de pétrole qui peut être immédiatement disponible sur le marché» au lendemain de la signature d’un protocole d’accord par les États-Unis et l’Iran, explique à l’AFP Andy Lipow, de Lipow Oil Associates.
Washington a annoncé jeudi la levée des blocus des ports iraniens, et des navires ont pu franchir le détroit d’Ormuz, passage maritime essentiel pour le commerce d’hydrocarbures.
Les forces américaines «ont laissé plus d’une douzaine de bateaux passer», a révélé le vice-président américain JD Vance. «Nous respectons nos engagements».
«Mais les marchés se demandent: Combien de temps faudra-t-il réellement pour que la chaîne d’approvisionnement retrouve un semblant de normalité?», explique M. Lipow.
Selon l’accord, le trafic des navires commerciaux sera pleinement rétabli dans un délai de 30 jours, une fois le détroit d’Ormuz déminé.
Mais pour les analystes d’Argus Media, quatre à six mois pourraient s’écouler avant de retrouver les volumes d’exportations de brut précédant la guerre.
Des incertitudes demeurent également quant au rythme de reconstitution des réserves stratégiques mondiales, largement sollicitées pour amortir la flambée des prix liée au conflit.
Dans son rapport mensuel publié mercredi, l’Agence internationale de l’énergie (AIE) confirme que le conflit a fait fondre les réserves mondiales «à un rythme record».
AFP



Commentaires