L’Irak a annoncé vendredi avoir exporté depuis le début du mois d’août environ deux millions de barils de pétrole par jour, un niveau inédit en plus de cinq mois de guerre au Moyen-Orient, malgré le blocage du détroit d’Ormuz par l’Iran.
Lors d’une conférence de presse, le ministre du Pétrole, Bassem Khodeir, a déclaré que «les exportations ont atteint depuis le début du mois un rythme de deux millions de barils par jour», ce qui représente un total d’environ 26 millions de barils depuis le 1er août.
Il a ajouté que ce volume avait été atteint «pour la première fois depuis le début de la crise», le 28 février, jour où Israël et les États-Unis ont lancé leur offensive contre l’Iran, qui a notamment riposté en verrouillant le stratégique détroit d’Ormuz, par lequel transite habituellement un cinquième des hydrocarbures de la planète.
Mais ce niveau est toujours deux fois inférieur à celui d’avant guerre où le pays produisait alors environ quatre millions de barils par jour.
Et le pays exportait en moyenne 105 millions de barils par mois, principalement depuis son terminal pétrolier de Bassorah via le détroit d’Ormuz.
Ali Nizar, directeur de l’Organisation nationale irakienne pour la commercialisation du pétrole (SOMO), avait estimé lors d’une interview télévisée la semaine dernière que l’Irak avait exporté en juillet «entre 35,5 et 37 millions de barils» via le détroit d’Ormuz.
L’Irak, membre fondateur de l’Opep, a été contraint par la guerre de mettre en pause la production de la plupart de ses champs pétroliers pendant la guerre, les réservoirs étant saturés.
En raison de la perturbation de la navigation dans le détroit d’Ormuz, Bagdad a commencé à exporter du pétrole brut à l’aide de camions-citernes transitant par la Syrie, ainsi que par un oléoduc reliant l’Irak au port turc de Ceyhan.
Sept millions de barils avaient transité en juillet par cette dernière voie.
AFP



Commentaires