Mona Khalil, gardienne des tortues de Tyr, emportée par la guerre
Mona Khalil, écologiste libanaise et gardienne des tortues de Mansouri, s’est éteinte le 19 juin 2026, à 77 ans, après avoir été blessée lors d’une frappe le 4 juin. ©Page Facebook de Mona Khalil

En surfant sur les réseaux sociaux, on ne peut pas ne pas tomber sur un hommage vibrant rendu aujourd’hui, vendredi, à Mona Khalil, écologiste et militante environnementale libanaise, connue pour son travail pionnier et acharné dans la protection des tortues marines sur la côte de Mansouri, près de Tyr. Elle est décédée ce vendredi 19 juin 2026, des suites de blessures graves après une frappe qui avait touché sa maison au début du mois, laissant derrière elle une immense vague d’émotion et de tristesse parmi tous ceux qui l’ont connue et aimée.

Mona Khalil, la gardienne des tortues de Mansouri, est décédée ce vendredi à l’âge de 77 ans des suites de graves blessures subies après une frappe ayant touché sa maison le 4 juin dans le village de Mansouri, au sud de Tyr.

«C’est avec une profonde tristesse que nous pleurons aujourd’hui le décès de Mona Khalil. Elle a succombé à ses blessures après que sa maison a été bombardée à Mansouri. Elle laissera derrière elle un héritage exceptionnel.»

C’est par ces mots poignants publiés sur la page Facebook de «Live Love Beirut» que l’on a appris la mort de Mona Khalil, figure de la conservation marine au Liban.

Le texte poursuit: «Tout au long de sa vie, Mona a choisi de rester sur place et de s’occuper des tortues de “Live Love Tyre”. Sa vie a été marquée par le dévouement, l’altruisme et un impact remarquable. Que son âme repose en paix, et que le travail auquel elle était si profondément attachée continue pour les générations à venir.»

Une pionnière de la protection des tortues marines au Liban

Revenue s’installer au Liban après plusieurs années passées à l’étranger, elle avait fait de ce littoral de Mansouri son lieu de vie et de combat, transformant un espace naturel fragile en véritable refuge pour la biodiversité. Elle s’est imposée au fil des années comme l’une des figures locales majeures de la protection des tortues marines en Méditerranée orientale.

Elle a notamment été à l’origine du projet «Orange House», lancé au début des années 2000 sur une plage de ponte, devenu un lieu de conservation, d’accueil de volontaires et de sensibilisation à la préservation de cet écosystème fragile.

Par son engagement constant, elle a contribué à la surveillance des nids, à la protection des œufs et à la sensibilisation des habitants comme des visiteurs, faisant de ce site un symbole discret mais essentiel de la conservation marine au Liban.

Mona Khalil laisse derrière elle l’image d’une femme profondément engagée, restée jusqu’au bout fidèle à son refuge et à la protection des tortues marines auxquelles elle avait consacré sa vie. Elle laisse également un héritage désormais ancré dans la mémoire écologique du littoral libanais.

 

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