Eyal Zamir au Liban: Le Hezbollah est dans «une position très difficile»
Le chef d’état-major de l’armée israélienne, Eyal Zamir, dans le sud du Liban aux côtés des commandants des brigades de manœuvre. ©Compte X du porte-parole de l'armée israélienne

Le chef d’état-major israélien, Eyal Zamir, a affirmé dimanche que l’armée israélienne poursuivait ses opérations contre le Hezbollah dans le sud du Liban, tout en mettant en garde contre la fragilité du cessez-le-feu annoncé récemment.

Lors d’une évaluation de la situation tenue dans le sud du Liban avec le commandant du front nord, Eyal Zamir a insisté sur le fait que les objectifs de l’armée israélienne demeurent inchangés.

«Nous continuons à combattre. Notre objectif est clair et n’a pas changé: protéger les localités du nord d’Israël et les citoyens de l’État d’Israël», a-t-il déclaré, soulignant que l’ensemble des efforts militaires sont orientés vers cette mission.

Le Hezbollah dans le viseur

Le chef d’état-major a estimé que le Hezbollah avait subi «un coup dur et profond» et assuré que l’armée israélienne restait déterminée à empêcher toute reconstitution de ses capacités militaires.

Selon lui, le mouvement traverse actuellement «une très grande difficulté». Il a affirmé que les forces israéliennes avaient neutralisé au cours des deux derniers jours une structure de commandement importante au sein des unités Badr et d’autres formations du Hezbollah.

Eyal Zamir a également indiqué que les secteurs d’Ali al-Taher et du Beaufort (forteresse de Chqif) constituent aujourd’hui l’un des principaux points d’effort du commandement nord. Il a affirmé que le Hezbollah y avait développé pendant près de vingt ans un complexe souterrain fortifié.

Un cessez-le-feu jugé «fragile»

Tout en prenant acte de l’entrée en vigueur du cessez-le-feu, le chef d’état-major israélien a averti que la trêve restait précaire.

«Le cessez-le-feu annoncé est fragile. Nous devons maintenir un niveau élevé de préparation afin de reprendre les opérations de combat, neutraliser les menaces et passer rapidement à l’offensive si nécessaire», a-t-il déclaré.

Il a assuré que l’ensemble des ressources de l’armée israélienne avaient été mobilisées à cette fin.

«Nous ne permettrons plus une telle menace à nos frontières»

Évoquant les enseignements tirés des attaques du 7 octobre, Eyal Zamir a affirmé qu’Israël ne permettrait plus à des organisations armées de s’implanter le long de ses frontières.

«L’une des principales leçons du 7 octobre est que nous ne permettrons plus à des organisations terroristes extrémistes de se positionner à nos frontières», a-t-il déclaré.

Le chef d’état-major a enfin rendu hommage aux soldats engagés dans les combats, saluant notamment la brigade blindée 401 pour sa résilience malgré les pertes subies durant la guerre. Il a également exprimé sa tristesse après la mort du soldat Dor Ben Simhon et des membres de son unité, estimant qu’Israël continue de payer «un lourd tribut» pour sa sécurité.

 

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