Nabih Berry lie le désarmement au Sud du Litani au respect des engagements d’Israël
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Le président du Parlement libanais, Nabih Berry, a affirmé s’engager, au nom du Hezbollah, à l’évacuation des armes au sud du fleuve Litani, à condition qu’Israël respecte ses propres engagements.

«C’est ce que je me suis engagé à faire au nom du Hezbollah, à condition qu’Israël respecte son engagement», a-t-il déclaré, selon des propos rapportés, dimanche, dans un entretien à Asharq Al-Awsat.

Nabih Berri a souligné que toute avancée dans le sud du Liban doit reposer sur un enchaînement coordonné entre retrait israélien, déploiement de l’armée libanaise et retour des habitants dans leurs villages. Il a insisté sur la nécessité d’un calendrier progressif par districts, estimant que cette approche constitue la solution la plus réaliste pour mettre fin à la situation actuelle.

Il a précisé que le retrait israélien de chaque zone, notamment celle de Tyr, doit coïncider avec l’entrée de l’armée libanaise, afin de permettre le retour des populations déplacées dans des conditions encadrées.

Le président du Parlement a par ailleurs critiqué l’idée de «zones pilotes», estimant que la délimitation de leurs frontières pourrait prendre plusieurs années. Il a plaidé pour une approche basée sur la division administrative du Liban-Sud, plutôt que sur des découpages géographiques complexes.

Ces déclarations interviennent à la veille de la cinquième session des négociations libano-israéliennes sur les volets politique et militaire, organisées à Washington sous l’égide de la diplomatie américaine. Nabih Berry s’est dit favorable aux efforts ayant conduit au cessez-le-feu, tout en soulignant que sa stabilité dépend du respect des engagements, notamment israéliens.

Le chef du Parlement a enfin affirmé que le Hezbollah reste engagé dans le respect du cessez-le-feu, tout en accusant Israël de le violer, appelant à des pressions internationales pour garantir son application.

Le président du Parlement a également indiqué être en contact permanent avec le président de la République Joseph Aoun et le Premier ministre Nawaf Salam, malgré le fait que «leurs idées sont différentes des miennes».

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