Kim Jong Un veut renforcer la défense nord-coréenne face au risque de «guerre nucléaire»
Cette photo, prise le 3 juin 2026 et diffusée le 4 juin 2026 par l'agence de presse officielle nord-coréenne KCNA (Agence centrale de presse coréenne), montre le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un (au premier plan à droite) en train d'inspecter l'usine de production de matières nucléaires récemment inaugurée, située dans un lieu tenu secret en Corée du Nord. ©STR / KCNA VIA KNS / AFP

Kim Jong Un s’est engagé à renforcer les capacités de défense de la Corée du Nord, affirmant que les efforts de modernisation militaire menés par la Corée du Sud et les États-Unis poussaient la région «au bord d’une guerre nucléaire», a rapporté mardi l’agence officielle KCNA.

Clôturant une réunion de trois jours du Parti des travailleurs de Corée, le dirigeant «a réaffirmé dans un discours la position politique inébranlable» de Pyongyang visant à développer plus rapidement ses capacités de défense nationale, a indiqué l’agence de presse nord-coréenne.

Kim Jong Un a dénoncé les démarches «de plus en plus flagrantes» des États-Unis et de la Corée du Sud visant à moderniser leurs armées, les accusant notamment de «poursuivre leurs efforts» pour que Séoul se dote d’un sous-marin nucléaire.

De telles mesures placent la péninsule coréenne «au bord d’une guerre nucléaire», a-t-il insisté, justifiant ainsi l’élargissement et le renforcement «d’une force de dissuasion puissante et absolument fiable destinée à l’autodéfense».

La Corée du Nord s’est à plusieurs reprises déclarée «État nucléaire irréversible» depuis l’échec du sommet de 2019 entre Kim Jong Un et Donald Trump, en raison de divergences sur la dénucléarisation du pays et la levée des sanctions qui le visent.

La puissante sœur du dirigeant nord-coréen, Kim Yo Jong, a déclaré plus tôt en juin que le programme d’armement nucléaire de la Corée du Nord était à «un point de non-retour».

Le président sud-coréen Lee Jae Myung a également confié la semaine dernière, après le sommet du G7 à Évian, en France, que Donald Trump lui avait dit qu’il était temps de se concentrer sur la résolution de «la question nord-coréenne», maintenant que le dirigeant américain avait conclu le protocole d’accord avec l’Iran en vue de mettre fin au conflit au Moyen-Orient.

M. Lee a aussi déclaré avoir dit à M. Trump que «les sanctions et la pression» imposées à la Corée du Nord en raison de son programme nucléaire étaient «inefficaces».

La Corée du Nord et la Corée du Sud restent techniquement en guerre, car leur conflit de 1950-1953 s’est achevé par un armistice et non par un traité de paix. Elles sont séparées par une zone démilitarisée le long de la frontière.

AFP

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