La pression américaine «reste forte» mais le Groenland «ne sera jamais à vendre», a lancé vendredi le Premier ministre groenlandais Jens-Frederik Nielsen lors des Rencontres économiques d’Aix-en-Provence, appelant à «de grands partenariats» avec des pays partageant les valeurs de la démocratie.
Le Groenland, territoire autonome danois convoité par Donald Trump, a subi depuis près de deux ans «une pression inacceptable» de la part des États-Unis et «la pression reste forte», a souligné M. Nielsen lors d’une table ronde sur le thème «Un monde, plusieurs visions: qui impose la sienne?».
Il s’exprimait notamment aux côtés du ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot et du président de l’Eurogroupe et ministre des Finances grec Kyriakos Pierrakakis.
Face à cette situation, «nous voulons travailler et avoir de grands partenariats avec les pays (…) qui partagent les valeurs de la démocratie, du respect des lois internationales, des droits de l’Homme», a-t-il dit.
«Dans cette crise, la France et l’Union européenne ont été d’un grand, grand, grand soutien pour nous parce qu’ils partagent les valeurs de la démocratie», a-t-il ajouté. «Nous devons rester unis», et «nous devons nous tenir fermement aux côtés de pays qui partagent ces valeurs», et «aussi de pays comme le Canada».
«Cela pourra nous être bénéfique à tous» et «nous avons des ressources que nous pouvons mutualiser au Groenland».
«Nous ne renoncerons jamais à nos valeurs et nous ne serons jamais à vendre», a-t-il dit, largement applaudi par l’assemblée assistant à la table ronde.
Jean-Noël Barrot a salué de son côté un «authentique héros européen», soulignant que Nielsen avait «fait preuve d’un courage inouï».
Les tensions se sont accrues autour du Groenland après les déclarations répétées de Donald Trump selon lesquelles les États-Unis devaient annexer ce territoire pour garantir leur sécurité nationale.
En janvier, M. Trump est revenu sur plusieurs semaines d’intenses déclarations agressives, annonçant qu’il avait conclu un accord-cadre sur le Groenland avec le secrétaire général de l’Otan, dont les détails restent flous.
En mai, Jens-Frederik Nielsen avait indiqué que les discussions entre le territoire, le Danemark et les États-Unis n’avaient pas encore abouti à un accord, même si des progrès avaient été réalisés.
AFP



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